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Burkina: 40 terroristes tués après l’attaque de Koutougou (AIB)

POLITIQUE

Ce jeudi 23 mai 2019 s’est tenu le point de presse du gouvernement. Il a été animé essentiellement par les ministres en charge de l’Education nationale, Stanislas Ouaro et de la Santé, Léonie Claudine Lougué sur les questions qui minent leurs départements respectifs. Le porte-parole du gouvernement Remis Fulgance Dandjinou s’est penché quant à lui sur les questions d’actualités.

Les préparatifs des examens de l’année scolaire 2018-2019, le protocole d’accord avec la Coordination nationale des syndicats de l’Education (CNSE) et le protocole d’accord avec les syndicats de santé sur la fonction publique hospitalière ont été les différents points abordés à ce point de presse du gouvernement par les ministres concernés. 

Le ministre Stanislas Ouaro a fait le point des négociations avec la coordination (Sur 56 points de la plateforme, 32 ont été satisfaits). Il s’est réjoui de la levée du mot d’ordre de boycott des examens de fin d’année par les partenaires sociaux en saluant le sens élevé du sacrifice, leur esprit patriotique et surtout le sens de dialogue qui a permis aux différents acteurs d’arriver à un consensus qui permettra à tous de pouvoir sauver cette année scolaire. 

Concernant de la bonification d’échelons de ses agents, il a fait savoir que la première incidence financière a été faite en fin mars 2019. Et suite aux instructions du Conseil des ministres du 30 avril dernier, une opération spéciale a été organisée à cet effet. «Mais, ce qu’il faut dire, cette partie a été perturbée par le mouvement d’humeur des gestionnaires des ressources financières. Au cours du mois de juin, nous comptons concentrer nos efforts sur le traitement des actes de bonification d’échelons» a précisé le ministre Ouaro. 

Grève des syndicats de la santé : « des cas de décès constatés »

Par ailleurs, le ministre Ouaro a fait savoir que les discussions avec les partenaires ayant porté fruit, les examens de fin d’année se tiendront sans perturbation aucune. Pour ce qui est du calendrier des examens scolaires, il a affirmé qu’à ce jour, tous les jurys sont constitués et les numéros de PV sont attribués aux différents candidats. Pour cette année, il y a moins d’inscrits pour l’examen du Certificat d’étude primaire (CEP) dans la région de l’Est comparativement à la session de 2018. Une situation qui serait liée au contexte sécuritaire difficile. Pour ce qui est du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC), la baisse d’inscrits pourrait s’expliqué également par la situation sécuritaire qui prévaut dans les régions de l’Est, Sahel et du Nord où les établissements sont fermés. A l’en croire, à ce jour 1933 écoles sont fermées sur l’ensemble du territoire national qui touchent 326 mille élèves et plus de 9 000 enseignants. Au regard de cette situation sécuritaire, une session spéciale sera organisée dans certaines zones à l’endroit des élèves en classes d’examens dont l’année scolaire a été fortement perturbée. «A partir de ce mois de mai, nous ferons l’état des lieux pour déterminer ceux qui verront leur année scolaire blanchie. Ceux qui n’ont fait 50% d’activités scolaire, nous allons travailler à prolonger un calendrier pour leur permettre de prendre part soit à des examens de passe pour ceux qui sont en classes intermédiaires soit à des examens pour ceux qui sont en classes d’examens» foi du ministre. 

Pour sa part, la ministre de la Santé, Léonie Claudine Lougué tout en déplorant la situation engendrée auprès des populations par le mouvement d’humeur de ses partenaires, a rassuré que le gouvernement a pris des actions dans l’optique de trouver des solutions aux points de revendications contenus dans les plateformes.

Sur la question de la fonction publique hospitalière, selon elle, son opérationnalisation se poursuit avec l’adoption récente de certains textes. Un chronogramme de mise en œuvre a été également établi avec constatation de l’incidence financière pour les contractuels des établissements publics de santé à la fin du mois de mai 2019. De ses explications, il ressort que le dialogue n’est pas rompu avec les partenaires sociaux. A ce jour, tous les partenaires sociaux ont été reçus deux fois depuis le dépôt de leur préavis. «Certaines rencontres se sont tenues de 11 heures à zéro heure. Le 8 mai dernier, une rencontre a eu lieu avec le Syntsha de 11h à 23h. Cette rencontre a eu lieu après le dépôt de préavis de grève» a-t-elle martelé. Pour elle, même si des rencontres n’ont pas abouties à un accord, ce n’est pas un échec; il faut poursuivre les négociations.

Réagissant par ailleurs à des préoccupations sur la grève en cours, le ministre a indiqué que des cas de mort ont été signalés à Ouagadougou et à Mogtédo dans le Plateau-central, tous des nouveau-nés. Selon toujours la ministre Lougué, des dames en couche seraient aussi décédées à Ouagadougou, probablement suite à la grève.

«Manipulation» su décret portant prime de motivation au Minefid

Se prononçant sur une éventuelle «manipulation» dans le décret portant prime de motivation au ministère de l’Economie, le porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou, a affirmé que «c’est une question délicate». «C’est une question délicate. Cela a fait l’objet d’un débat vif au niveau du Conseil des ministres (du 22 mai 2019 Ndlr) parce que, les ministres n’ont pas retrouvé ni dans le décret, ni dans l’arrêté les termes de ce que nous avions convenus. Qu’on le veuille ou non, il y a quelque chose qui s’est passée et qui n’est pas acceptable, et qui est contraire à l’esprit des discussions du Conseil des ministres. Donc, l’arrêté a été corrigé dès le lendemain de sa publication sur les réseaux sociaux. Il y a un décret qui va être corrigé également parce qu’il y a une petite subtilité à l’intérieur qui n’est pas celle que nous avons définie. Une fois cela fait, les acteurs prendront les responsabilités qui s’imposent. On saura qui a fait ça. Ils sont en train de le faire. Moi, ce n’est pas mon département; je parle en tant que ministre porte-parole et sur cette question, tout le gouvernement à l’unanimité a trouvé qu’il y avait un problème. D’où, justement cette situation» a expliqué le ministre Dandjinou.

 

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