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RDC: la nouvelle épidémie Ebola fait 200 morts
Burkina: le pays a reçu  654,373 milliards de FCFA d’aide publique en 2017 (rapport)

POLITIQUE

Les plaidoiries des avocats de la défense se sont poursuivies ce mardi 17 janvier 2017 au tribunal militaire de Ouagadougou. Pour cette deuxième journée des plaidoiries, le tribunal a écouté 12 avocats plaidant la cause de 13 inculpés. Ce qui porte le total des deux journées à 23 plaidoiries pour 25 accusés sur 29. 



Suspendu aux alentours de 18 heures, le procès reprend ce mercredi  18 janvier dans la matinée avec la plaidoirie  de Me Michel Traoré, l’avocat du caporal Madi Ouédraogo. Ce dernier défendra également la cause des trois autres accusés restant dans le box. Au cours de cette journée de plaidoiries, les avocats sont revenus essentiellement sur la requalification du chef d’accusation initial en complot militaire et « les preuves » remises hier lundi au tribunal et au parquet qui sous tendraient les propos de Madi Ouédraogo.

Des preuves remises au tribunal
A ce sujet, Me Christophe Birba a indiqué que le dossier remis au président du tribunal contenait trois pièces : « La première catégorie de pièces, ce sont des prises de vues des armes retrouvées avec ceux qui voulaient attenter à la vie de Salifou Diallo, des véhicules civils avec même les numéros d’immatriculation très apparents, des stupéfiants  et des munitions. Tout avait été photographié et les photos disponibles, nous les avons mis à la
disposition du tribunal. La deuxième catégorie de pièces, ce sont des échanges de courriers. Me Halidou Ouédraogo avait écrit au chef de corps pour dire qu’il avait été saisi par les familles de ceux qui avaient été détenus -suites au projet d’assassinat des officiers- et qu’il souhaitait leur libération parce que cela était une détention arbitraire.  Et que le chef de corps avait clairement répondu que cela n’était pas le cas car ils étaient détenus suites à un projet d’assassinat des officiers exceptés quelques personnes (…) La troisième catégorie de pièces, est plus parlante car c’est un enregistrement vidéo de la rencontre tenue le 7 juillet 2015 dans la salle polyvalente à Ouaga 2000. Rencontre présidée de la droite vers la gauche par le général Gilbert Diendéré, le général Pingrenoma Zagré, le colonel Kaboré, chef d’Etat-major de l’armée de terre, et le colonel Kéré. Au cours de cette rencontre, le projet a été complètement expliqué au chef d’Etat-major général des armées » a indiqué Me Birba pour qui ces preuves doivent amener le tribunal à explorer la piste du complot tel qu’évoqué par le caporal Madi Ouédraogo.

De la requalification en complot militaire
Pour les avocats, il ressort que cette requalification est « maladroite » du fait que les procédures pour le faire n’ont pas du tout été respectées. « Pour pouvoir le faire, il aurait fallu rouvrir les débats afin de permettre aux accusés de se prononcer sur cette nouvelle charge qui vient même alourdir leur peine. Le tribunal allait voir s’il y avait d’autres pièces à communiquer et/ou d’autres témoins à entendre avant de clore les débats pour qu’enfin nous puissions utilement faire nos plaidoiries. Ce qui n’a pas été le cas », a dit Me Ollo Larousse Hien, avocat commis d’office.

Les plaidoiries prendront fin en principe ce mercredi avec le passage de Me Michel Traoré, seul avocat restant qui assure la défense duc Madi Ouédraogo et de trois autres inculpés. C’est à l’issue de cela que le tribunal se retirera pour les délibérations finales.

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