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Burkina: hausse du taux brut de scolarisation au primaire passant de 33,8% en 1994 à 88,5% en 2017 (Officiel)

POLITIQUE

Le dialogue politique national avec le chef de l’Etat, la révélation de négociation du président Kaboré avec les terroristes, la fronde sociale sont les sujets sur lesquels le Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CFOP-BF), Zéphirin Diabré et les hommes des médias ont échangé ce jeudi 25 avril 2019 au siège à Ouagadougou. 

Pour cette sortie de l’institution sur la situation nationale, c’est Zéphirin Diabré himself, entouré de plusieurs responsables et représentants de partis politiques de l’opposition, qui était le principal animateur. Sur invitation du président du Faso, une délégation de l’Opposition politique s’est rendue au palais de Kosyam le 4 avril 2019. Pour l’opposition, le président du Faso n’accorde pas à ce dialogue l’importance qu’il faut. Pour cause, à trois jours de la date choisie pour la tenue de ce dialogue (précisément les 27 et 28 avril 2019), elle dit n’être informée ni du lieu où il va se tenir, ni des points qui y seront débattus, ni comment vont se dérouler les travaux. Pour M. Diabré, «il faut savoir  sur quoi discuter» par ce qu’il «y a des choses plus importantes sur lesquelles les discussions devraient être portées que sur certains points qui ne contribuent pas à relever le Burkina Faso de son marasme économique et social. «Notre économie est en panne et rien ne montre pour l’instant qu’elle est en train de se relever» a-t-il lâché. 

Il a tout de même réaffirmé la participation de son institution à ce dialogue. L’opposition insiste aussi pour que «les sujets de dialogue dépassent les aspects purement politiciens pour prendre en compte les questions de la vie nationale et les problèmes qui assaillent les Burkinabè au quotidien». 

Sur la présumée négociation du président du Faso avec les terroristes soulevée par un média international, si cette information est avérée, déclare Zéphirin Diabré, «il y aurait donc de l’incohérence doublé d’un tâtonnement dans la manière de gouverner du président Kaboré» qui ajoute que le président du Faso a «ouvertement accusé son prédécesseur d’avoir «dealé» avec les terroristes, et qu’il a maintes fois déclaré que lui, ne négocierait pas avec ces derniers».  Sur la question, le porte-parole de la Communication, Remis Fulgance Dandjinou a apporté un démenti à cette allégation à l’issue du Conseil de ministre dernier. Zéphirin Diabré a, en substance, expliqué que de son expérience dans le gouvernement, ce sont de telles réactions qui sont données à ce genre de sujets. «Je sais que le rôle des ministres de la Communication, c’est de faire des démentis», a-t-il souligné. En précisant qu’il ne dispose pas d’éléments pour affirmer ou infirmer ce qui est dit par le journal, Zéphirin Diabré a, cependant, indiqué que le journal en question «est une revue connue pour son sérieux, que tous les palais présidentiels reçoivent et lisent à longueur de journées». «Mieux, le média a nommément cité des noms d’intermédiaires qui, du reste, n’ont pas apporté de démentis» relève-t-il.

Jean-Hubert Bazié, président de la Convergence de l’Espoir, estime pour sa part que le sujet soulevé par le média international est tellement «grave» que le gouvernement ne devra pas s’en tenir à une simple déclaration, si tant est vrai que c’est une fausse allégation. «Si les faits sont avérés, que la présidence du Faso, astreigne le journal en question en justice sur ce sujet d’aussi grave» suggère-t-il. L’opposition politique invite donc le président du Faso, à faire preuve de transparence sur cette question. 

Faisant cas de la fronde sociale, l’opposition remarque que malgré l’annonce de la remise à plat des rémunérations, plusieurs secteurs sont en ébullition. Elle rappelle sa position qui a toujours été, «que le gouvernement doit dialoguer avec les syndicats de manière sincère, et respecter ses engagements». L’opposition invite de ce pas les différentes parties à rendre publiques les conclusions des accords afin d’éviter des polémiques et des manquements de part et d’autre.

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