Aujourd'hui,
URGENT
Cinéma : le cinéaste burkinabè Idrissa Ouédraogo est décédé ce dimanche 18 février 2018 à Ouagadougou. 
Football: Les Étalons rétrogradés au 9e rang africain et classés 57e au niveau mondial (Classement Fifa février 2018)
Ethiopie: démission du Premier ministre Hailemariam Desalegn
Burkina: Une marche le 15 mars contre «le pillage du foncier» par les sociétés immobilières (AIB)
Afrique du Sud: Cyril Ramaphosa endosse les habits de président après la démission de Zuma
Allemagne: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, se rend à Munich pour la 54ème Conférence sur la sécurité.
Présidence: Domba Jean Marc Palm, directeur de recherche à la retraite,  nommé Président du Haut Conseil du dialogue social.
Présidence: le journaliste Auguste Marie Romain Bambara nommé directeur de la Communication de la présidence du Faso.
Justice: L’audience devant examiner la demande d’extradition de François Compaoré initialement prévue le 7 mars a été reportée au 28 mars 
Nigeria: 60 ans de prison pour un combattant de Boko Haram (BBC)

POLITIQUE

Le mouvement de la société civile, le Balai citoyen, a animé une conférence de presse ce lundi 17 octobre 2016 pour dénoncer « l’incapacité » de l’actuel gouvernement burkinabè, à maitriser la situation sécuritaire.

Suite aux récentes attaques terroristes qu’a subit le pays, le Balai citoyen invite le chef de l’Etat à prendre ses responsabilités.

Selon le Balai citoyen, «entre mars 2015 et octobre 2016, on a enregistré au moins cinq attaques visant directement les forces de défense et de sécurité burkinabè avec plus d’une quarantaine de morts». Une situation qui, selon un des responsables du mouvement, Sam’k Le Jah, sème l’inquiétude au sein des populations burkinabè.

Comment comprendre que dans cette situation préoccupante, il n’y ait pas un ministre de la défense et un autre de la sécurité qui s’occupent exclusivement de la question sécuritaire ? Comment admettre qu’on maintienne toujours à la tête de l’armée et du système sécuritaire des officiers qui ont montré leur incapacité à prémunir le Burkina Faso contre ses ennemis ? Ce sont autant de questions que se posent Sam’k le Jah et le  Balai citoyen.

En conclusion, le Balai citoyen pense qu’ «il est grand temps de faire le toilettage dans le système sécuritaire et de mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut ». « Ceux qui gèrent actuellement le problème sont dépassés par la situation », martèle les conférenciers qui s’inquiètent par ailleurs de la libération de certains officiers présumés putschistes de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle. Pour le Balai citoyen, la sécurité étant l’affaire de tous, les résultats des travaux de la commission sur la réforme de l’armée engagés depuis décembre 2015, devraient être publiés.

Me Guy Hervé Kam, membre du Balai citoyen pense que « beaucoup de problèmes au Burkina Faso sont liés à l’armée ». Faisant remarquer que le pays a un chef de l’Etat qui est un civil démocratiquement, il préconise que la défense et la sécurité du territoire soient confiées à des personnes qui lui rendront compte afin que le président puisse se consacrer à l’ensemble des questions préoccupantes en tant que chef de l’Etat.

Pour Me Hervé Kam, le chef de l’Etat doit prendre ses responsabilités même si cette responsabilité doit conduire le gouvernement à réorganiser l’armée. « C’est la responsabilité exclusive du chef de l’Etat en tant que chef suprême des armées, de mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut au sein de l’armée », a ajouté M. Kam.

Abel Azonhandé  

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