Aujourd'hui,
URGENT
Kossovo: le Premier ministre, accusé de crimes de guerre, démissionne de nouveau
CAN 2019: l’Algérie championne d’Afrique pour la 2e fois après 1990 en battant le Sénégal 1  but à 0
Erythrée: l’ancien patriarche de l’Eglise orthodoxe excommunié
Burkina: «Plus de 105 000 ha de forêts perdues annuellement» selon le ministère de l'environnement
Santé: l'OMS déclare Ebola une «urgence» sanitaire mondiale
CAN 2019: le Nigéria bat la Tunisie (1-0) et s’adjuge le bronze
Cédéao: décès de Marcel Alain de Souza, ancien président de la Commission (8 avril 2016 au 28 février 2018)  à Paris en France
Europe: Ursula von der Leyen élue de peu à la tête de la Commission européenne (RFI)
Musique: décès de Johnny Clegg, le "Zoulou Blanc" à l'âge de 66 ans
Burkina: 2136  policiers pour servir « patriotiquement » la Nation

POLITIQUE

C'est autour du thème : « La réconciliation nationale, une impérieuse nécessité et un impératif catégorique pour la cohésion sociale et la construction de l'unité nationale »  que la Coalition pour la Démocratie et la Réconciliation nationale (Coder ) a échangé avec les hommes de médias, tout en évoquant d' autres points de la situation nationale. C'était le samedi 6 avril  2019 à Ouagadougou. 

Au cours de cette conférence de presse présidée par Ablassé Ouédraogo, la Coder a estimé que le contexte de la crise que vit le Burkina impose que  la  réconciliation nationale, devant être  « globale, sincère et inclusive » soit conduite par toutes les composantes de la société. Et cette  réconciliation nationale, selon la coalition   ne saurait être effective sans une justice  « transitionnelle » dont les contours et fonctionnalités devront être précisés par les instances nationales habilitées.

« La justice transitionnelle est l'ensemble de ces mécanismes et processus, à la fois judiciaires et non judiciaires pour aider une société qui sort d'un conflit ou d'une crise politique profonde à faire face à son passé à travers généralement la mise en place de commissions consensuelles et à restaurer ainsi, l'Etat de droit. A  ce jour, la compréhension de la justice transitionnelle au Burkina est restrictive rendant difficile la mobilisation de la volonté politique du gouvernement et de ses partenaires nationaux en faveur de sa mise en œuvre » a expliqué le président de la Coder, Ablassé Ouédraogo.

Aussi, selon Ablassé Ouédraogo et ses camarades, le pardon et l'amnistie sont deux éléments « indissociables » de la réconciliation nationale. « Nous devons  utiliser toutes les ressources, toute notre imagination, pour rétablir le vivre ensemble pour le salut de notre postérité. La justice transitionnelle pour son effectivité doit prendre en compte tous les fils du Burkina donc  nous estimons qu'il est indispensable que tous ceux qui désirent puissent être associés au processus de la réconciliation. Cela va sans dire que les facilités et les garanties de sécurité soient accordées à tous nos exilés sans distinction. Le retour des exilés est capital pour la réussite de cette réconciliation nationale » a estimé M. Ouédraogo.

« Certains de ces exilés ont participé à la construction de ce pays et ont fait en sorte qu'on puisse revenir à la démocratie vraie. Parmi eux, il y’a ceux qui sont au pouvoir actuellement. Il faut que les Burkinabè se souviennent de leurs mémoires collectives .Nous ne devons pas prendre un pan de l'histoire et laisser le reste. A chaque étape de notre évolution, il faut que l'on revienne sur toute l'histoire afin que la  nouvelle génération ait les vraies informations, cela nous permettra d'être en symbiose. Que ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui n’occultent  pas ce qui a été positif. L'amnistie, c'est pour permettre qu'on s’asseye  sur une table pour dialoguer afin d'avoir une vraie réparation pas seulement entre les politiciens mais tout le peuple » a affirmé Aboubacar Savadogo, 9e vice-président chargé des grandes consultations électorales au Congrès pour la démocratie et le Progrès (CDP).

Par la même occasion, la coalition a reconnu avec « grande humilité » que le Burkina enregistre depuis quelques semaines une évolution  « positive » en termes d'écoute pouvant aider à la sortie de la crise de façon « consensuelle ». Pour ce faire, elle a salué les orientations données par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, à  l'action du gouvernement en vue d'entamer le dialogue politique, tout en insistant sur le fait que ce dialogue doit être  inclusif, ouvert et constituer le  préalable indispensable à la dynamique de la réconciliation nationale.

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Sondage

Le maire de Ouagadougou a signé un arrêté réglementant la circulation et le stationnement des véhicules poids lourds. La circulation de ces véhicules n’est désormais autorisée qu’entre 22 heures et 5 heures du matin sur un certain nombre d’axes routiers.

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé