Aujourd'hui,
URGENT
Burkina:  18 Burkinabè meurent dans un accident à l'entrée de Bouaké en Côte d'Ivoire (conseil des ministres).       
Mali: plus de 100 djihadistes libérés en vue d’un échange pour obtenir la libération de Soumaïla Cissé et Sophie Pétronin (AFP).
Togo: la BOAD injecte 20 milliards FCFA dans le projet cimentier du magnat Burkinabè Inoussa Kanazoé.
Présidentielle/2020: la jeunesse de l’Union pour le progrès et le changement collecte 26 millions de FCFA pour la caution de Zéphirin Diabré.
Sécurité: le Soudan détruit 300.000 armes à feu illégales dans le cadre du projet national de collecte d'armes
Santé: le Bénin lance la construction d'un Centre hospitalier et universitaire de référence dans la sous-région ouest-africaine.  
Présidentielle/2020 : le dossier du candidat Roch Marc Christian Kaboré déposé par Simon Compaoré, président du MPP, parti au pouvoir. 
Burkina: Mahamadi Kouanda démissionne du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex parti au pouvoir).
Burkina: le Premier ministre appelle à la mise en place d’un «système de commande publique efficient».
Burkina: Incarcéré à Ouaga,Jean Claude Bouda, ex ministre de la Défense obtient une «permission» d’un mois pour des soins (LeFaso.net). 

POLITIQUE

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a reçu en audience une délégation de l’opposition politique. Cette rencontre qui se tient en prélude au cadre de dialogue politique national prévu pour se tenir courant avril 2019 a permis au Cfop d’aborder les questions restées en suspens lors des discutions antérieures. Les récents événements de Zoaga et Arbinda se sont aussi invités aux discussions.

A leur sortie d’audience avec le chef de l’Etat, le Chef de file de l’opposition politique (Cfop) Zéphirin Diabré a indiqué que sa délégation est allée répondre à l’invitation de Roch Kaboré pour une concertation sur un nombre de questions qui était inscrit dans l’ordre du jour. «Il s’agissait essentiellement des points qui étaient restés en suspens dans nos discussions antérieures» a-t-il affirmé.

Tous en se félicitant que ces points soient ramenés à l’ordre du jour, il dit avoir eu un large consensus y compris celui du président du Faso que la situation actuelle de la Nation est telle qu’aujourd’hui, il   faudrait que tout ça soit complété très rapidement par des questions profondes dans le cadre du dialogue politique qui était annoncé. «Notre pays traverse des difficultés. Et pour affronter ces difficultés, il est bon que l’ensemble des classes politiques puissent non seulement de façon consensuelle identifier les problèmes mais aussi s’asseoir pour échanger autour de ces questions» a suggère Zéphirin Diabré. 

A l’entendre, cette rencontre d’aujourd’hui est juste préparatoire. «Les conclusions qui ont été tirées par le président du Faso est que, cette rencontre qui est juste préparatoire sera suivie d’une autre dans laquelle nous rentrerons dans le fond du dialogue politique, et si le calendrier le permet, la rencontre dédiée principalement au dialogue politique qui associera aussi la majorité politique se tiendra avant la fin du mois d’avril à une date qui a besoin d’être concertée avec toutes les parties. Et sur ces questions, le peaufinement des opinions et des positions sera fait et sera donc possible pour nous et pour les différents partis de rentrer dans le fond des débats» a précisé le Chef de file de l’opposition.

Suites aux événements tragiques et douloureux qui se sont passés à Arbinda et à Zoaga, il a saisi cette occasion pour présenter les condoléances de l’opposition politique aux familles des victimes. Zéphirin Diabré, a exhorté le gouvernement à faire en sorte que l’ensemble des mesures qui permettent aux éléments des FDS de vaincre ce mal soit mis à leur disposition.

M. Diabré dit être inquiet de voir que le Burkina Faso qui était jadis un havre de paix et d’harmonie entre des dizaines d’ethnies se retrouve être aujourd’hui le théâtre d’affrontements que l’on ne saurait qualifier et qui mettent en face certaines ethnies. Pour lui, il faut certes les condamner mais il faut appeler les Burkinabè à avoir le sens de l’unité et de l’union. A ce niveau, précise-t-il, il y a une responsabilité qui est collective de tous et une partie revient au gouvernement. «Et nous voulons l’exhorter à faire en sorte que l’Etat et l’Etat de droit prévalent dans ce cas» a-t-il conclu.

 

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