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POLITIQUE

L’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ) du Burkina Faso a tenu ce jeudi 21 mars 2019 une conférence de presse au siège de la dite organisation. Animée par le président du bureau exécutif national de  l’ODJ Gabin Korbeogo et ses collaborateurs, cette conférence a porté sur la ''répression'' contre l'organisation et les ''velléités'' de remise en cause des libertés de manifestation dans le contexte d'insécurité du Burkina Faso.

A en croire Gabin Korbeogo, sous couvert de la lutte anti - terroriste, certaines autorités administratives et des éléments des Forces de défense et de sécurité pratiquent le '' harcèlement « policier et judiciaire » , des interrogations et des menaces de mort sur des responsables et militants de l'ODJ et sur les populations dans plusieurs localités. Les récents cas qu'illustrent ces propos selon lui  sont entre autres : des menaces proférées par des gendarmes contre le président de la section du Yagha sous prétexte de non collaboration des responsables de l'ODJ, des intimidations et menaces contre des responsables accusés d'avoir incité des populations à ne pas collaborer avec les Fds, une interdiction d'un  meeting par le maire de la commune de Kantchari (province du Gourma) après avoir délivré une autorisation de manifester le 22 février 2019 et des tracasseries policières autour de la tenue d'une conférence publique de l'organisation à Sogpelcé ( Boulkiemdé) .

Selon les conférenciers, ce n'est pas la première fois qu'ils dénoncent les ''velléités de fascisation'' du pouvoir MPP (Mouvement du Peuple pour le Progrès) et ses alliés. « Le 26 juin 2018, nous avions animé une conférence de presse à notre siège pour dénoncer la répression contre les militants et sympathisants de l'ODJ et les remises en cause des libertés dans notre pays. Il est regrettable de constater la multiplication des actes d'agression et de provocation contre notre organisation » a déclaré Gabin Korbeogo qui ajoute que : « D'autres formes d'abus sont utilisées pour porter atteinte à l'ODJ. Ce sont la criminalisation des luttes populaires conduites sous la direction de l'organisation à travers des campagnes d'intoxication et de diabolisation, la restriction des libertés de manifestation dans certaines localités, le refus d'accorder à l 'ODJ le droit d'occuper certaines enceintes publiques ».

Aux dires des représentants de l'ODJ, c'est face à la mobilisation que représente l'organisation du fait de la ''justesse'' de ses positions ''largement''  partagées par la jeunesse populaire, que le MPP et ses alliés tentent de la  présenter comme une organisation subversive voire une menace pour leur pouvoir. « C'est un alibi que certaines personnes ont trouvé pour réprimer l'organisation parce qu'elle mène un travail formidable de mobilisation, elle conduit des luttes autour des plateformes revendicatives qui sont adressées généralement  aux autorités et ces sont ces mêmes autorités qui cherchent des '' faux fuyants '' au lieu des trouver des réponses aux préoccupations contenues dans les plateformes. La solution qu'elles ont trouvé c'est d'étouffer l'organisation en la diabolisant et en réprimant ses sympathisants ». a affirmé M. Korbeogo.

L’objectif d'un tel ''acharnement''  est d'après lui de présenter l'ODJ comme '' extrémiste'' et préparer ainsi sa ''liquidation'' afin d'éviter tout mouvement de contestation du pouvoir par la jeunesse et freiner son élan révolutionnaire pour la réalisation de ses aspirations.  De ce fait, face à cette situation , l'ODJ interpelle les autorités quand au respect des droits citoyens , au respect des libertés d'expression et de manifestation , dénonce '' fermement '' toutes les formes de répression orchestrées par le pouvoir contre ses militants et ses structures sur le territoire burkinabè, invite ses structures de base à poursuivre l'implantation de l'organisation.

 

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