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Burkina: les pétards pour divertissement toujours interdits (ministère du Commerce)
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Burkina: une vingtaine de terroristes abattus  à Toéni (Boucle du Mouhoun) et Bahn (Nord)
Football: l'attaquant burkinabè, Jonathan Pitroipa met fin à sa carrière internationale après 13 années
Burkina: «75 % des sources d’infections du VIH chez les couples, viennent des prostitués» (Etude)
Football: l'Argentin Lionel Messi remporte son 6e ballon d'or, un record

POLITIQUE

Une mission multi agences du Système des Nations-unies, conduite par le représentant spécial du secrétaire général des Nations-unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, s’est rendue au siège du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) ce mercredi 20 février 2019 à Ouagadougou. La question sécuritaire, la situation socio-politique et les perspectives des échéances de 2020 ont été les points abordés par les différentes parties.


«C’est une visite d’informations et également de solidarité parce que nous connaissons tous, ce qui menace le Burkina Faso aujourd’hui: les violences, l’extrémisme, un défi majeure de sécurité au Nord qui commence à s’élargir. Donc, l’ONU veut voir comment elle peut être utile au peuple burkinabè pour faire face à ce défi sécuritaire qui a créé une crise humanitaire assez grave», a déclaré Mohamed Ibn Chambas à sa sortie d’audience.

Pour discuter de ce problème, précise l’hôte du jour, il faut avoir les perspectives de toutes les tendances politiques du Burkina Faso. C’est pourquoi, explique-t-il, «Nous avons rendu visite au CFOP pour avoir sa perspective. Aussi parce que, la menace sécuritaire concerne tous les Burkinabè sans exception. Nous voulons également bénéficier de l’analyse de l’opposition politique et nous avons trouvé utile cette discussion de ce matin.»

Par ailleurs, M. Chambas a fait savoir qu’à l’orée de 2020 qui est une année électorale au Burkina et également dans la région Ouest africaine, il est temps de commencer les échanges et voir quelles sont les préoccupations de l’opposition et comment les Nations-unies peuvent rapprocher les points de vues afin de créer un consensus large autour des préparatifs des élections à venir.

Et c’est avec un «grand plaisir» que Zéphirin Diabré dit avoir accueilli la délégation.  Cette audience a été une occasion pour le CFOP de donner son appréciation sur le rôle «très important» que joue le Système des Nations-unies dans son assistance au Burkina dans les différents domaines de son combat pour le développement économique et social. «La manière dont cette mission est organisée, symbolise cette diversité des domaines d’intervention du Système des Nations-unies et cette assistance est d’autant plus importante que nécessaire pour le Burkina Faso qui traverse aujourd’hui des zones de turbulences», a martelé M. Diabré.

Sur la situation socio-politique et sécuritaire, le CFOP a fait savoir à la mission que cette situation est marquée par un «échec lamentable» du régime du MPP et ses alliés dans tous les domaines mais principalement dans celui relatif à la sécurité des personnes et des biens. Sur d’autres aspects liés à cette crise sécuritaire, le CFOP a déploré le fait que cette question a aujourd’hui des «prolongements négatifs et néfastes» sur l’éducation des enfants et des futures générations. «Nous sommes en train d’assister petit à petit à la mort du Burkina Faso de demain et c’est l’un des paramètres inquiétant par rapport à cette question», s’est indigné Zef.

Pour ce qui est des perspectives de 2020, le CFOP a tenu à mettre le doigt sur un certain nombre de paramètres et de problèmes qu’il dit voir déjà apparaitre. Et Zéphirin Diabré de lancer : «Si l’on ni prend garde, ces problèmes peuvent saper la marche radieuse de notre pays vers ces élections.» Par ailleurs, le CFOP s’est aussi inquiété des conséquences de la situation sécuritaire sur la tenue des élections.

«Nous avons informé la délégation que, sur le mode de comptage des voix des élections de 2020, nous serons vigilants. Nous n’accepterons pas que ce soit fait sur la base uniquement de matériels informatiques. Nous pensons qu’il est bon pour la transparence des scrutins et leur intégrité, qu’à tous les échelons qui comptent dans notre vie démocratique, les bureaux de vote, les villages, les communes, les provinces et même au niveau national, qu’on ait un comptage manuel quel que soit le temps que cela prendra», soutient M. Diabré qui a formulé le vœu que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) puisse retrouver sa sérénité pour que l’on puisse aller de l’avant.


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