Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

L’audience de ce jeudi 12 janvier 2017 était censée être consacrée au réquisitoire du commissaire du gouvernement et aux plaidoiries des avocats de la défense. Mais au début de l’audience, les avocats ont demandé au tribunal un renvoi en vue de mieux préparer leur mémoire en défense. Renvoi qui ne posait pas également problème au parquet militaire. A cet effet donc, le président du tribunal, Seydou Ouédraogo, a renvoyé le procès au lundi 16 janvier prochain.


Cette demande de renvoi, selon les avocats, doit leur permettre de mieux se pencher sur la requalification des poursuites en complot militaire. Notons qu’à l’issue des comparutions hier mercredi, le tribunal avait demandé aux parties de considérer l’article 190 du code de justice militaire relatif au complot militaire dans les réquisitoires et les plaidoiries.

Outre cette demande, les avocats avaient réclamé au tribunal la comparution en qualité de témoin des généraux Pingrenoma Zagré et Gilbert Diendéré et du caporal Claude Ido. Pour eux, leur présence à la barre contribuera à la manifestation de la vérité surtout en ce qui concerne les propos tenus par le caporal Madi Ouédraogo, le cerveau présumé du projet d’attaque de la Maison d’arrêt et de correction des armées, le mardi dernier lors de sa comparution.

Le commissaire du gouvernement, Alioun Zanré n’y voit aucun inconvénient à ce qu’on entende les deux généraux mais ajoute que pour lui, il sera difficile de faire comparaitre le caporal Claude Ido qui est actuellement en mission onusienne au Mali. A en croire le procureur militaire, « la procédure en la matière est longue et peut prendre un mois ».

A ce sujet, le président du tribunal a indiqué qu’il n’y « voyait pas la nécessité » de les faire comparaitre et que par conséquent sa décision n'avait toujours pas changé. Ce qui veut dire que ni les deux généraux ni le caporal Ido ne seront entendus dans le cadre de cette affaire.

Dite décision du tribunal que n’arrive toujours pas à comprendre les avocats. « Je ne comprends pas. Qu’il émette le mandat d’amener et que les gens refusent d’exécuter le mandat d’accord. Mais qu’il n’émette pas le mandat sous prétexte qu’il est au Mali…Le Mali est à combien d’heure d’ici ? Si on veut que Claude Ido comparaisse demain matin, il viendra», a laissé entendre Me Christophe Birba.

Dimitri Kaboré