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Burkina: le gouvernement crée une Brigade spéciale des investigations anti terroristes et de lutte contre la criminalité organisée (BSLAT)
Pakistan: l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif remis en liberté (RFI)
Burkina: le CDP dément toute implication dans les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire national(parti)
Ouagadougou: la 12e  édition du Forum national de la recherche scientifique et des Innovations technologique se tiendra  du 20 au 25 octobre
Loroum: des individus non identifiés ont abattu dans la nuit de mardi à mercredi, un homme dans le village de Lossa, commune de Banh
Niger: enlèvement d’un prêtre italien au sud-ouest de Niamey
Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana
Burkina: 118 personnes tuées (de 2015 au 15 septembre 2018) au cours des attaques terroristes perpétrées sur le territoire

POLITIQUE

L’audience de ce jeudi 12 janvier 2017 était censée être consacrée au réquisitoire du commissaire du gouvernement et aux plaidoiries des avocats de la défense. Mais au début de l’audience, les avocats ont demandé au tribunal un renvoi en vue de mieux préparer leur mémoire en défense. Renvoi qui ne posait pas également problème au parquet militaire. A cet effet donc, le président du tribunal, Seydou Ouédraogo, a renvoyé le procès au lundi 16 janvier prochain.


Cette demande de renvoi, selon les avocats, doit leur permettre de mieux se pencher sur la requalification des poursuites en complot militaire. Notons qu’à l’issue des comparutions hier mercredi, le tribunal avait demandé aux parties de considérer l’article 190 du code de justice militaire relatif au complot militaire dans les réquisitoires et les plaidoiries.

Outre cette demande, les avocats avaient réclamé au tribunal la comparution en qualité de témoin des généraux Pingrenoma Zagré et Gilbert Diendéré et du caporal Claude Ido. Pour eux, leur présence à la barre contribuera à la manifestation de la vérité surtout en ce qui concerne les propos tenus par le caporal Madi Ouédraogo, le cerveau présumé du projet d’attaque de la Maison d’arrêt et de correction des armées, le mardi dernier lors de sa comparution.

Le commissaire du gouvernement, Alioun Zanré n’y voit aucun inconvénient à ce qu’on entende les deux généraux mais ajoute que pour lui, il sera difficile de faire comparaitre le caporal Claude Ido qui est actuellement en mission onusienne au Mali. A en croire le procureur militaire, « la procédure en la matière est longue et peut prendre un mois ».

A ce sujet, le président du tribunal a indiqué qu’il n’y « voyait pas la nécessité » de les faire comparaitre et que par conséquent sa décision n'avait toujours pas changé. Ce qui veut dire que ni les deux généraux ni le caporal Ido ne seront entendus dans le cadre de cette affaire.

Dite décision du tribunal que n’arrive toujours pas à comprendre les avocats. « Je ne comprends pas. Qu’il émette le mandat d’amener et que les gens refusent d’exécuter le mandat d’accord. Mais qu’il n’émette pas le mandat sous prétexte qu’il est au Mali…Le Mali est à combien d’heure d’ici ? Si on veut que Claude Ido comparaisse demain matin, il viendra», a laissé entendre Me Christophe Birba.

Dimitri Kaboré
 

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