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Burkina: l’Union Européenne a procédé à la remise de 4 blindés de type Bastion au bataillon burkinabè de la force conjointe du G5 Sahel
Burkina: au moins 18 terroristes abattus dans l'attaque d'une gendarmerie à Arbinda
Burkina: le conseiller municipal de Gnatan (Yagha) assassiné par des hommes armés non identifiés le 19 novembre 2019 (Infowakat.net). 
Burkina: Le CSC suspend l'émission "Biibémooré" de Optima FM pour 3 mois pour manquements à la loi, à l'éthique et à la déontologie. 
Côte d'Ivoire: saisie record de 200 tonnes de faux médicaments à Abidjan
Football: le Burkina Faso bat le Soudan du Sud par 2 buts à 1 au titre de la 2e journée des éliminatoires de la CAN 2021

POLITIQUE

L’Opposition politique burkinabè a, au cours de son traditionnel point de presse hebdomadaire tenu ce mardi 22 janvier 2019, passé en revue la situation nationale. 

Comme tous les citoyens, l’Opposition politique dit avoir appris la démission du Premier ministre Paul Kaba Thiéba et la nomination d’un nouveau chef de gouvernement en la personne de Christophe Joseph Marie Dabiré. Idem pour la nomination du nouveau Chef d’Etat-major général de l’armée burkinabè. Elle dit prendre acte de ces nominations et n’avoir pas de jugement à porter sur la personne de M. Dabiré comme chef du gouvernement.

Selon Aristide Ouédraogo, président du Front patriotique pour le renouveau (FPR), l’opposition remarque cependant que le pouvoir du MPP qui passe son temps à vilipender l’ancien régime est aujourd’hui obligé d’aller chercher son Premier ministre parmi les cadres éminents de cet ancien régime. Et le président de la Nafa, Mamoudou Dicko, de préciser que, jusqu’à preuve du contraire, Joseph Dabiré n’avait jamais démissionné du CDP. «Il était membre du bureau politique, il était un vieil ami de Blaise Compaoré. Depuis 1984, il est dans le système, il a été deux fois ministres. Les gens ont regardé dans le grenier ils n’ont pas eu une autre personne. Ils étaient encore obligés de rechercher les anciens cadres, les anciens camarades, anciens collaborateurs de Blaise Compaoré qu’ils ont décrié pour montrer qu’il y a un souci et il n’a pas de leadership actuellement au sein du parti majoritaire», a justifié M. Dicko.

«Notre souci est qu’il est difficile de faire du neuf avec du vieux. Mais on prend acte et on le souhaite beaucoup de succès. Et on espère qu’il pourra dépolitiser l’administration et œuvrer pour l’intérêt supérieur. Je pense que, s’il veut réussir, il ne doit pas être nommé actuellement pour préparer les élections de 2020 parce que, le pays a d’autres priorités» indique le président de la Nafa.

Le président du FPR poursuit en disant que, l’opposition estime que la solution à la situation chaotique que vit actuellement le pays ne peut pas se résumer en un simple changement de Premier ministre ou de gouvernement. Pour lui, ce ne sont pas ces changements qui vont permettre au Burkina Faso de se remettre sur le bon chemin. «Depuis trois ans à la tête de notre pays, le président Kaboré a amplement fait preuve qu’il n’a aucune vision pour l’avenir du Burkina et qu’il n’est pas à la hauteur des défis que le Burkina Faso doit relever» a nargué M. Ouédraogo.

Par ailleurs, aux dires des conférenciers, trois semaines après le drame de Yirgou dans le Sanmatenga, les yeux sont toujours rivés sur la justice. «Aucune arrestation n’a été faite, aucune action concrète n’a été posée. Jusqu’à présent, les autorités compétentes n’ont pas fourni d’informations détaillées sur ces tueurs» déplorent les opposants qui exigent lumière et justice. 

En outre, l’opposition politique a fait savoir que l’aggravation de la crise sécuritaire affecte sérieusement le système éducatif. Environ 1 000 écoles sont aujourd’hui fermées et presque 100 000 élèves se retrouvent dans la rue, à en croire M. Ouédraogo. Et de l’avis de M. Dicko, il appartient au ministère de l’Education de trouver des solutions. 

Il se demande s’il faut amener ces élèves dans des localités où il y a plus de sécurité. Mais, il réalise qu’il sera difficile car, l’idéal est que le ministère, trouve des voies et moyens pour ceux qui vivent dans ces localités et permettre à ces élèves de rester dans leurs localités respectives pour suivre les cours. «Ces élèves représentent plus de 15% de l’ensemble des élèves du Burkina. S’ils ne partent pas à l’école, eux même ils sont exposés et les terroristes utilisent une sorte de moyens pour pouvoir recruter. C’est pourquoi, ceux à qui notre peuple a remis tous les moyens possibles d’actions, ne doivent pas assister à la catastrophe sans rien faire» ont conclu les conférenciers.

 

 

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