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POLITIQUE

Placée sous le thème « quelles réponses face aux défis sécuritaires au Burkina Faso ? », la rentrée politique de l’Alliance pour la démocratie et la fédération /Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) s’est déroulée les 5 et  6 octobre 2018 à Ouahigouya, la cité de Naaba Kango. 

A cette rencontre, ont répondu présent  les délégations ADF/RDA venues de la Cote d’Ivoire, du Mali, du Bénin, du Ghana, du Togo, du Niger, du Sénégal et du Gabon.  Sous la présidence effective de Gilbert Noël Ouédraogo, président du parti, les militants ont eu droit à un exposé du Dr Boris Somé, spécialiste de la sécurité. Ce dernier a aussi  entretenu  les membres du bureau politique  national sur les causes de l’insécurité  tout en leur  proposant des réponses sur la question sécuritaire au Burkina Faso.

Selon  le président de l’ADF/RDA,  la situation d’insécurité dans le pays aurait pu être évitée : « Nous avons d’abord procédé à une analyse de la situation et cela a permis de relever que des mesures devraient être prises à un moment donné c’est-à-dire à l’alerte précoce. A ce moment, il y avait des signes qui indiquaient  que notre pays était dans un environnement où il pouvait être confronté à ce type de menace. Donc nous aurions dû prévenir en prenant des mesures pour éviter cette situation». Le premier responsable a donc lancé un appel solennel au président du Faso, garant de la sécurité des citoyens et de l’intégrité territoriale afin qu’il prenne toutes les mesures pour que l’ensemble du pays retrouve sa quiétude d’antan. Ces mesures d’après lui passent par la formation et l’équipement adéquat des forces de défenses et de sécurité. 

Etienne Ouédraogo, le secrétaire général par intérim du parti,  considérant que la sécurité est un facteur indispensable du développement a énuméré les recommandations qui sont issues de cette rencontre. Il s’agit, entre autres, de mettre en place des dispositifs de prévention pour éviter « l’injection du venin » du terrorisme dans le corps social burkinabè ; d’élaborer et mettre une stratégie nationale de lutte anti-terroriste ; de mettre en place un dispositif sécuritaire à même d’apporter une réponse appropriée en cas de menace terroriste ; de réduire les effectifs  des contingents burkinabè intervenant sur divers fronts dans le cadre des missions de maintien de paix ;  œuvrer à préserver l’harmonie, la cohésion et la tolérance religieuse.

Pour lutter efficacement contre le terrorisme, le parti de l’éléphant préconise de mettre en place des projets et programmes structurants au profit de la jeunesse. « Nous devons faire en sorte pour avoir des programmes structurants qui permettront à notre jeunesse de ne pas être désœuvrée et de ne pas être une proie facile parce que la tentation est forte lorsque nous sommes confrontés à des difficultés » estime Me Ouédraogo.

Comme mesure immédiate, le président de l’ADF/RDA souhaite que l’argent prévu pour le référendum soit affecté aux forces de défense et de sécurité. « Les débats doivent être menés au niveau institutionnel et politique pour déterminer les priorités du moment et réorienter les dépenses publiques. Comme nous l’avions déjà demandé, à l’ADF-RDA, nous souhaitons que les dépenses prévues pour l’organisation du référendum, à savoir les 25 milliards puissent servir à doter notre armée du matériel approprié pour défendre les personnes et les biens. Nous ne disons pas cela parce que nous sommes contre une quelconque avancée démocratique. Non ! Au contraire, nous appelons à surseoir au référendum pour lutter contre le terrorisme parce que la paix est le premier bien sur lequel se greffent toutes les autres richesses, la paix est la condition sine qua non d’un réel progrès économique et démocratique » a-t-il fait savoir.

Cette rentrée politique, à entendre le président, marque le début d’une série d’activités qui  conduira le parti au congrès ordinaire en 2019 à Bobo- Dioulasso et aux échéances électorales de 2020.

 

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