Aujourd'hui,
URGENT
Agriculture: les parasites, notamment les chenilles légionnaires, ont été maîtrisés à 98% dans la region du Sud-Ouest (Directeur régional).
Covid-19: l’ambassade de Chine au Burkina offre 10 000 masques et 20 thermomètres au ministère de l’Education nationale.   
Burkina: la police met fin aux activités d’un réseau de présumés malfrats dans la ville de Ouaga détenant 509 cartes bancaires.   
Niger: 6 Français et 2 Nigériens tuées dimanche par des hommes armés dans la zone de Kouré (sud-ouest du Niger). 
Tapoa: 5 personnes enlevées samedi sur l'axe Fada-Kantchari par des hommes armés ont été retrouvées saines et sauves dimanche. 
Bobo Dioulasso: 850 élèves de l’Enam en formation militaire au Groupement d’instruction des forces armées.
Fada: l’explosion d’un pneu provoque une débandade au marché de bétail. 
Covid-19: les cas confirmés en Afrique dépassent la barre du million. 
Burkina: la Semaine nationale de la culture ne se tiendra pas en 2020 à cause de la Covid-19 (ministre de la Culture).
Liban : au moins quatre Burkinabè blessés dans l'explosion survenue au port de Beyrouth (bilan provisoire). 

POLITIQUE

Du 30 aout au 5 septembre 2018, Roch Marc Christian Kaboré a séjourné en Chine pour une visite d’Etat, suivie d’une participation au Forum de la coopération sino-africaine (Focac). Ce mercredi 5 septembre 2018, il a tiré le bilan de son séjour. Morceau choisi. 

«Il faut d’abord dire que cela ne fait que trois mois que nous avons renoué avec la Chine. Et profitant de la tenue du forum, une visite d’Etat a été organisée dans un premier temps. Cela a été l’occasion pour nous d’avoir un échange avec le président Xi Jinping autour des questions relatives à la coopération entre nos deux pays, étant entendu qu’il s’agissait de célébrer l’amitié retrouvée entre la Chine et le Burkina Faso. 

Nous avons eu de très longs échanges, qui ont concerné l’ensemble des secteurs de coopération que nous pouvons avoir. Aussi bien les secteurs de la santé, la question de l’agriculture. Nous devons travailler à avoir une agriculture non seulement pour l’autosuffisance alimentaire, mais aussi de mécanisation et de renforcement du potentiel de notre pays. Toujours liée à l’agriculture, la question de l’industrialisation du Burkina Faso, à travers la transformation des produits locaux, le coton en particulier.  A Shanghai, nous avons rencontré des industriels du textile avec lesquels nous avons examiné dans quelle mesure cette société peut participer à la promotion du coton burkinabè.  Nous avons également discuté de toutes les questions relatives à la formation. Nous avons aussi eu des échanges sur toutes les questions d’infrastructures notamment routières, de l’électricité, sécuritaires, etc. Toutes ces questions vont faire l’objet d’un accord de coopération. Cela ne fait que trois mois que nous avons renoué avec la Chine et je dois pouvoir dire que ce qui a été octroyé en matière de dons est de plus de 95 milliards de FCFA qui seront investis dans le secteur de la santé notamment. 

C’est à nous de devoir juger et jauger le niveau de la dette pour rester en conformité avec nos autres partenaires internationaux qui participent aussi à la relance économique de notre pays. Je peux dire que globalement, concernant la visite d’Etat, ça été une mission positive. Notre coopération nouvelle, restaurée entre la Chine et le Burkina Faso part d’un bon pied. Nous avons ensemble décidé que la commission qui est mise en place entre les deux pays se réunisse le plus rapidement possible pour que l’ensemble des dossiers de financement qui sont en cours puissent être examinés. Nous avons fait comprendre au président Xi Jinping qu’en ce qui concerne le Burkina Faso, nous avons le sens de la question de l’endettement de notre pays. Nous avons précisé dès le départ lors de l’entretien que nous avons eu ensemble pour dire que, l’engagement et les financements que nous solliciterons sont des financements que nous pourrons rembourser. Il ne s’agit pas pour nous de venir nous endetter de façon surréaliste pour réaliser des choses qui vont compromettre l’avenir du Burkina Faso à court et moyen terme. De ce point de vue, nous avons été précis lors de tous les entretiens que nous avons eus avec le président. Je crois que notre point de vue a été apprécié par la partie chinoise qui, au regard de l’expérience -beaucoup de pays africains s’étant lourdement endettés avec la Chine-, a estimé que notre vision était positive. Elle a souhaité que nous puissions fonctionner ensemble dans cette démarche de sincérité et de partenariat gagnant-gagnant. Nous sommes, pour notre part, engagés sur cette voie.»

 

 

 

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