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Pakistan: l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif remis en liberté (RFI)
Burkina: le CDP dément toute implication dans les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire national(parti)
Ouagadougou: la 12e  édition du Forum national de la recherche scientifique et des Innovations technologique se tiendra  du 20 au 25 octobre
Loroum: des individus non identifiés ont abattu dans la nuit de mardi à mercredi, un homme dans le village de Lossa, commune de Banh
Niger: enlèvement d’un prêtre italien au sud-ouest de Niamey
Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana

POLITIQUE

«La patrie des Hommes intègres est toujours celle qui fait office de référence de bons nombres de demandes par rapport à la diffusion et d’échanges d’idées sur le combat pour la résistance africaine face aux différentes formes de colonialismes qui touchent nos populations». Tels sont les premiers propos de l’activiste Kemi Séba lors de sa conférence de presse ce mercredi 22 août 2018 au Centre de presse Norbert Zongo de Ouagadougou.


Il y a un an jour pour jour le 19 août dernier, que le président de l’ONG Urgences panafricanistes, Kemi Séba a brûlé un billet de banque du franc CFA à Dakar. Depuis le lundi 20 août, il est à Ouagadougou dans le cadre d’une tournée africaine. Avant de dérouler son programme d’activité, le Bénino-sénégalais a animé une conférence de presse au Centre de presse Norbert Zongo pour dire clairement ce qu’il pense du  franc CFA. Face aux hommes des médias, Kemi Séba a laissé entendre que l’orage africain arrive bientôt. «Notre combat est contre le néocolonialisme et non contre le franc CFA seulement. Et ce combat est entendu partout à un rythme incroyable. Nous sommes entrain de matérialiser ce rêve d’union africaine à travers notre combat politique. C’est l’élite africaine qui nous combat le plus après les présidents africains en Afrique. Parce que l’élite africaine ne l’est que parce qu’elle a été nommée comme telle par la France», fait remarquer Kemi séba.

Pour le leader de l’Urgence panafricaniste, ce changement tant souhaité ne sera effectif que si les dirigeants africains prennent leurs responsabilités ou si la classe politique africaine est renouvelée. Toutefois, Kemi Séba qui a également sorti un livre de 191 pages dénommé «l’Afrique libre ou la mort», estime que même si l’Afrique a une monnaie unique et qu’elle est dirigée par une élite qui est soumise à des intérêts étrangers, cela ne changera rien. «En brûlant ce billet du F CFA dans le cadre d’une manifestation contre la France-Afrique, certaines personnes se sont arrêtés à l’aspect uniquement monétaire du combat. C’est la plus grave erreur. Et le président Roch Marc Christian Kaboré est l’un des rares chefs d’Etat qui s’est prononcé clairement sur sa position sur le franc CFA», a-t-il reconnu.

Kemi séba est contre le fait que l’occident veuille restreindre son combat à la lutte contre le franc CFA. Dans ce livre, il fait la quintessence de cette lutte. Revenant sur son ouvrage, Kemi Séba précise que son combat vise à lutter contre le néo-colonialisme globalement et non pas uniquement contre le franc CFA. « Nous partons du principe que le franc CFA est le bras armé monétaire d’un impérialisme beaucoup plus général qui est en train d’asphyxier nos populations», a-t-il précisé. Pour Kémi Séba, dire non au franc CFA ne signifie pas être contre les Français.

Dans le cadre de sa visite, il rencontre les étudiants de la cité universitaire de Kossodo dans la soirée de ce mercredi et ceux de la Patte d’oie le jeudi soir. Dans sa logique de forcer les élites à se décoloniser à défaut d’être remplacés, Kemi Séba compte positionner les jeunes épris de son combat à se faire entendre pendant les échéances électorales à venir dans les pays africains. «Mieux il vaut mourir en voulant libérer son peuple qu’en voulant coller la petite. Mieux il vaut mourir en voulant libérer son peuple que mourir en versant nos matières premières à l’extérieur», a conclu le président de l’Urgences panafricanistes. Il sera à Bobo-Dioulasso le vendredi 24 et le samedi 25 août où il rencontrera les étudiants de la cité de Sya.

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