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POLITIQUE

A l’orée du nouvel an, les corps constitués -comme à l’accoutumée- ont formulé leurs vœux au chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, et à sa famille. Cette cérémonie, qui ouvre le début des présentations des vœux de nouvel an au Burkina Faso, a été aussi l’occasion pour les corps constitués d’attirer l’attention du chef de l’Etat sur leurs attentes. C’était ce vendredi 30 décembre 2016 au palais de Kosyam.



La présentation des vœux des corps constitués au chef de l’Etat, plus qu’une simple formalité, procède de la bonne règle qui commande de faire l’évaluation du chemin parcouru dans la perspective de mieux envisager l’avenir. C’est un rendez-vous important dans le cadre de la gouvernance du Burkina au regard des défis à relever et des attentes des populations à satisfaire.

Les corps constitués, par la voix du secrétaire général du gouvernement et du conseil des ministres, Thierry Ouattara, reconnaissent les acquis du nouveau pouvoir au nombre desquels le Plan national de développement économique et social (PNDES).

 Cependant, des attentes demeurent toujours au centre des préoccupations des Burkinabè. Au nombre des attentes, « l’apaisement et la sérénité de la vie nationale notamment à travers un dialogue social avec les différentes composantes et les principaux acteurs de la société, l’accélération de la mise en place du dispositif sécuritaire et l’activation de l’ensemble des dossiers judiciaires ». A l’occasion, il a également été rappelé au président du Faso, « l’urgence d’un engagement plus décisif du gouvernement pour l’emploi des jeunes et la nécessité de hâter la cohésion sociale ».

En réponse, le chef de l’Etat a d’abord rappelé que l’environnement international a été marqué entre autres, par le ralentissement de l’économie mondiale lié à la chute brutale du coût du pétrole et de certaines matières premières. « Une relative baisse de l’économie chinoise et à l’intensification des phénomènes liés au changement climatique. Dans la sous-région Ouest-africaine, les attaques terroristes perpétrées dans les différents pays par les groupes extrémistes ont mis en exergue la nécessité d’une coopération accrue dans le domaine de la sécurité et du renseignement », reconnait Roch Kaboré. Toutefois, le président du Faso estime qu’ « il faut y croire et continuer à œuvrer pour cela car il y va de l’intérêt des Etats et des populations ».

Roch Marc Kaboré a saisi l’occasion pour réaffirmer la détermination de son gouvernement à relever les défis auxquelles tous les Burkinabè doivent faire face avec plus d’engagement, de solidarité et d’amour pour le Faso et son peuple. Le chef de l’Etat a invité également le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale à tout mettre en œuvre pour un traitement diligent des dossiers relatifs aux crimes économiques, politiques  et de sang pendant devant lui, afin de favoriser le processus de réconciliation des Burkinabè, facteur de paix et de cohésion nationale.

En réponse aux doléances, Roch Kaboré dit prendre bonne note et promet y réfléchir avec l’ensemble de tout son gouvernement pour apporter les réponses appropriées en tenant compte du contexte actuel. Toutefois, le président du Faso a rappelé aux uns et autres, que « si nous avons des droits, nous avons aussi des devoirs. C’est le prix à payer pour un vouloir vivre ensemble, librement consenti et socialement assumé».


Abel Azonhandé

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