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Inde: le bilan des inondations s’élève actuellement à plus de 324 morts et des centaines de milliers de déplacés
Tuy: deux civils tués dans une embuscade, 5 blessés dont un policier
Football: la France, championne du monde, en tête du classement Fifa
Football: le Burkina Faso maintient son rang de 8e africain et se classe 52e au niveau mondial selon la Fifa
Musique: la « reine de la soul », Aretha Franklin s'est éteinte ce 16 août à l'âge de 76 ans
Mali: le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) réélu avec 67,17% des voix
Italie: l'effondrement d'un viaduc à Gênes fait au moins 35 morts, selon un dernier bilan

POLITIQUE

Le ministre en charge de l’Education nationale, Stanislas Ouaro et son homologue en charge de l’Enseignement supérieur, Alkassoum Maiga ont rendu public ce jeudi 2 août 2018 les taux nationaux de succès aux différents examens scolaires et universitaires de la session normale de 2018. C’était au cours du traditionnel point de presse du gouvernement tenu ce jeudi dans la matinée sous la conduite du ministre en charge de la Communication, Remis Fulgance Dandjinou.

Pour cette session 2018 du baccalauréat, le taux national de succès est de 40,93% soit 38 178 admis sur 93 275 présents pour un total de 96 774 candidats initialement inscrits. Notons que cette année, deux jury du centre de Djibo (Province du Soum) compte tenu de la menace sécuritaire au nord du pays n’ont pas pu composer la session normale. Pour le ministre Alkassoum Maiga, malgré cela, le taux dépasse de 1% le taux de succès définitif de 2017 qui était 39,93%.

A ce chiffre, si on ajoute les bacheliers de la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire, les nouveaux bacheliers sont près de 43 000. Donc au cours de l’année académique 2018-2019, ça sera environ 43 000 étudiants qu’accueilleront les sept universités publiques. Et pour faire face à ce nombre croissant d’étudiants et pour permettre aux grandes universités « de souffler », il a fait savoir que le président du Faso a décidé dans le cadre de son programme de gouvernement de doter chaque région d’une université ou d’un centre universitaire. Dans le cadre de cette politique, Kaya et Gaoua ont déjà leur centre universitaire qui a accueilli l’année passée près de 250 étudiants. 

En ce qui concerne la normalisation des années académiques, le ministre Maiga a affirmé que le retard est en train d’être comblé petit à petit et que selon son constat, l’année dernière la plupart des universités ont commencé à bonne date.  « Ce n’est pas un plan qui est abandonné. Nous travaillons dans la discrétion pour que les choses changent » a-t-il dit.

« Les bourses spéciales étaient légales »

En outre, le ministre a été interpellé sur la question des bourses spéciales accordées aux enfants des ministres et autres personnalités révélée par une investigation de l’Autorité supérieur du contrôle d’Etat et de la lutte contre la corruption (Asce-Lc). Alkassoum Maiga a indiqué à la presse que la bourse spéciale existait sur la base de textes légaux et il était tout à fait normal à son temps pour un ministre d’accorder une bourse selon son pouvoir discrétionnaire. Il a ajouté que cette disposition a été supprimée par le gouvernement en 2017 par un décret pris en Conseil des ministres.

 « C’était à la discrétion du ministre de gérer les bourses. C’est parce qu’il y avait des abus que la polémique est née. Si les bourses étaient données à des enfants de pauvres, vous l’allez rien dire (…) Cela nécessite aussi de faire des arbitrages. Je suis allé à Koudougou pour le baptême l'université et j'ai vu le dernier fils de Norbert Zongo qui venait d’avoir le bac, je lui ai dit que je vais lui trouver une bourse. La jeune fille qui a défendu l’honneur des universités devant Macron était en année de Master. Je lui ai dit que si elle finit son master, elle aura une bourse pour le 3e cycle. Il y a des situations dans lesquelles je peux intervenir. Mais moi même j'ai des enfants qui étudient à l’extérieur mais qui n'ont pas la bourse » a confié Alkassoum Maiga.

Succès du BEPC en hausse, le CEP en baisse

Le ministre en charge de l’Education nationale a pour sa part affirmé que cette année, les examens scolaires se sont déroulés de façon satisfaisante sur l’ensemble du territoire à l’exception de quelques localités du Nord et du Sahel.

En termes de taux de réussite, il faut retenir qu’il est 64,77% pour le CEP, ce qui est deçà  de la session de 2017 qui était 72,32%. Au niveau du BEPC, il est de 42,91% soit une progression 14% par rapport au taux de l’année précédente qui était de 28,83%. Le CAP a enregistré un taux de succès de 49,52% et le BEP, un taux de 57,66%.

Quant aux examens spéciaux dédiés aux élèves du nord et du sahel qui n’ont pas pu composer à la session normale, le ministre a rassuré que tout se déroule normalement pour qu’ils puissent composer au mois de septembre prochain. « Pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons pas vous communiquer une date précise, mais nous rassurons tous les acteurs que ces examens se dérouleront durant le mois de septembre » a fait savoir le ministre Ouaro.

 

 

 

 

 

 

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