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POLITIQUE

Le ministre en charge de l’Administration territoriale, Siméon Sawadogo, est revenu ce jeudi 2 août 2018 sur la récente polémique liée à l’adoption du nouveau code électoral. Pour le lui, ce débat n’a pas lieu d’être d’autant plus que le processus du vote des Burkinabè de l’étranger demeure perfectible. 

Le ministre Siméon Sawadogo est revenu longuement sur la polémique née de l’adoption du code électoral le 30 juillet dernier.  Au cours du point de presse du gouvernement tenu ce jeudi, il a expliqué les raisons qui ont amené le gouvernement à privilégier la Carte nationale d’identité burkinabè (Cnib) et le passeport comme pièces de votation.

A l’en croire, les deux raisons qui ont amené l’exclusion de la Carte consulaire parmi les pièces de votations retenues est d’une part liée au fait que ladite carte ne précise pas si le détenteur est Burkinabè et d’autre part que la carte consulaire biométrique n’existe qu’en Côte d’Ivoire et au Gabon.

« Même si elle est biométrique, il faut que la carte consulaire précise quelle est la nationalité de l’individu détenteur. Nous ne pouvons pas prendre une carte consulaire qui ne précise pas si c’est un Burkinabè et qu’il doit participer au vote (…) Donc le simple fait d’avoir la carte consulaire ne fait de vous un Burkinabè. La question fondamentale qu’il faut se poser, c’est avec quel document confectionne t-on la carte consulaire ? Pour la carte nationale d’identité, il faut nécessairement le certificat national d’identité idem pour le passeport. Ce qui veut dire que ces pièces sont sécurisées. Alors que pour la carte consulaire, c’est un autre document. L’autre raison, est que cette  carte consulaire biométrique n’est pas disponible dans tous les pays. Elle n’existe qu’en Côte d’Ivoire et au Gabon. Pour une question d’équité, nous devons trouver un document qui va unir l’ensemble des Burkinabè » a expliqué Siméon Sawadogo.

Outre ces explications, il indiqué que l’opposition politique qui s’oppose à ce choix devrait plutôt exiger du gouvernement des mesures pour doter la Cnib à tous les Burkinabè de l’étranger afin qu’ils puissent s’enrôler et prendre part au vote. 

Par ailleurs, le ministre a botté en touche l’argument selon lequel, le fait de ne pas retenir la carte consulaire mettrait les Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire en danger. Il estime que c’est un débat politique et qu’il ne saurait avoir de conséquence car chaque document à sa vocation tout comme la carte consulaire sert à identifier une personne.

«   Dans le passé, parmi les pièces de votation il y a avait le permis de conduire. Est-ce que le fait que nous avons retiré le permis de conduire ne vous permet pas de conduire avec ? Chaque document a sa vocation. Même si ce n’est pas un document de votation, cela ne veut pas dire qu’il n’est pas valable (…) Cette carte sert uniquement à l’identification de l’intéressé (…) mais ne veut pas dire que  l’intéressé est Burkinabè ou Ivoirien » a laissé entendre le ministre qui du reste a rassuré que le document demeure valable dans les pays où séjourne les Burkinabè.

Pour lui, ceux qui propagent cette idée d’exclusion de milliers de Burkinabè de l’étranger sont en train de faire « une extrapolation dangereuse ».  Se prononçant sur les lieux retenus pour le vote à savoir les ambassades et les consulats généraux, il a précisé qu’il faut au minimum 500 personnes immatriculés pour que le vote puisse se tenir. En sus, il a déclaré que ce n’est qu’un début et que le processus était perfectible idem que l’expérimentation avec la plateforme de l’Office national d’identification (Oni).

« C’est la première fois que le Burkina expérimente le vote des Burkinabè de l’étranger et nous avons le devoir d’aller avec prudence. Nous devons expérimenter et voir quelles sont les améliorations que l’on peut ajouter (…) L’idée du président est que cette élection se passe dans la transparence et l’équité et c’est dans ce sens que nous avons travaillé. Ce sont des débats qui n’ont pas lieu d’être car le processus reste toujours perfectible » foi du ministre. 

 

 

 

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