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POLITIQUE

Le Centre pour la gouvernance démocratique Burkina Faso(CGD) et d’autres structures partenaires telles la Codel, Diakonia et Water aid, ont organisé un «Dialogue démocratique» pour marquer la date du 29 décembre, commémorant l’an 1 de la prise de fonction de Roch Marc Christian Kaboré en tant que chef de l’Etat. C’est ainsi qu’ils se sont retrouvé le jeudi 29 décembre 2016 à Ouagadougou (CBC), pour dresser le bilan dans les domaines politique, économique et sociétal de l’exécutif.     


Offrir un cadre permettant aux uns et aux autres d’apprécier et d’évaluer le travail effectué par le président du Faso, ainsi que les membres du gouvernement, constituait l’objectif primordial visé par le CGD et l’ensemble de ses partenaires à travers une telle rencontre. La plateforme «Dialogue démocratique », aux dires du premier responsable de la CGD, Thomas Ouédraogo, « vise justement à recueillir tous les avis spécialisés mais aussi des contributions de bonne foi. C’est un dialogue qui s’inscrit dans le présimètre, mécanisme de suivi des engagements du président mais aussi des actions du gouvernement, et de façon globale de l’Etat ».

Une année après l’accession au pouvoir de Roch Kaboré, la question pendante sur les lèvres des populations est celle relative à l’état de la bonne gouvernance, a affirmé le Pr Augustin Loada, l’un des panélistes de ce moment d’échanges. Dans son exposé, l’ancien ministre de la Fonction publique sous l’ère de la Transition, a notifié quelques pas de franchi en matière de bonne gouvernance. «Beaucoup reste à faire en matière de justice. Mais il faut reconnaître l’existence du respect des droits civils et politiques des populations. A cela, pourrait s’ajouter un réveil parlementaire, en se référant aux enquêtes parlementaires sur le foncier urbain et les mines», a indiqué le Pr Loada, avant de saluer «la dépolitisation de l’armée», qui également d’après lui un acquis à mettre à l’actif du pouvoir en place depuis un an. Et «si chacun joue efficacement son rôle, l’espoir est permis», estime M. Loada.   

Par contre, sur le plan sociétal, les panélistes ont noté une certaine lenteur dans la réorganisation de l’administration publique, la persistance du chômage chez les jeunes, la situation de l’Université de Ouagadougou où les années universitaires continuent de s’enchevêtrer...

Des membres du gouvernement présents à ce «Dialogue démocratique», comme le ministre d’Etat Simon Compaoré,  ont salué cette démarche initiée par le CGD. Pour lui, «cet exercice, impensable il y a cinq voire dix ans, est nouveau dans notre pays. Qu’il puisse se dérouler de cette manière au Burkina Faso veut dire simplement que les lignes ont bougé, et que du point de vue de la maturité politique de notre peuple, nous avons gagné des points.»
Simon Compaoré dit attendre beaucoup des résultats de ces échanges, à partir du moment où il s’agit de faire une lecture critique et surtout des propositions qui permettront de guider l’action de ceux-là qui ont la charge de gérer l’appareil étatique.

Thomas Ouédraogo, directeur exécutif du CGD affirme pour sa part que « cette démarche vise à enrichir ces perspectives et soumettre un document de l’évaluation de ces 365 jours du président Roch, au Gouvernement. Afin qu’il puisse s’en servir pour faire certainement œuvre utile ».

Guy Serge Aka

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