Aujourd'hui,
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RDC: L’Onu inquiète face à l’augmentation des violations des droits de l’homme
Burkina: le gouvernement crée une Brigade spéciale des investigations anti terroristes et de lutte contre la criminalité organisée (BSLAT)
Pakistan: l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif remis en liberté (RFI)
Burkina: le CDP dément toute implication dans les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire national(parti)
Ouagadougou: la 12e  édition du Forum national de la recherche scientifique et des Innovations technologique se tiendra  du 20 au 25 octobre
Loroum: des individus non identifiés ont abattu dans la nuit de mardi à mercredi, un homme dans le village de Lossa, commune de Banh
Niger: enlèvement d’un prêtre italien au sud-ouest de Niamey
Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana
Burkina: 118 personnes tuées (de 2015 au 15 septembre 2018) au cours des attaques terroristes perpétrées sur le territoire

POLITIQUE

Ceci est une déclaration du Front patriotique pour le renouveau sur l’intention du président du Faso de briguer en 2020 un second mandant. Le parti politique d’opposition estime que son bilan à la tête de l’Etat n’est pas reluisant et que par conséquent il était « illégitime » pour lui de se présenter à nouveau au scrutin à venir.

Si patriotisme véritable il y avait, si Amour sincère du pays il y avait, l’Afrique serait aujourd’hui développé et nos pays seraient des modèles. C’est bien dommage en ce moment, si nous devons constater l’effectivité d’une candidature pour la continuité de l’ancien système aux prochaines élections présidentielles de 2020. 

Une volonté de faire demeurer un clan, une volonté de diriger à nouveau qui contraste allégrement avec une situation politique, économique et sociale désastreuse car le constat est déjà là. Si en trois (03) ans sur cinq (05) on n’a pas un bilan exaltant et captivant, ce n’est pas pour le compte des deux (02) maigres années (une partie étant réservée à la campagne électorale de 2020) restantes qu’on fera quelque chose d’extraordinaire pour les Burkinabè.

Peuple du Burkina Faso, courant mois de juin dernier (06/18) nous avons tous écouté avec stupéfaction, la déclaration officielle de la candidature de son Excellence, le président Rock Marc Christian KABORE à sa propre succession en 2020. 

Nous savons très bien que l’exercice du pouvoir révèle par moment la vraie nature de l’Homme, mais nous croyons aussi avec la profonde conviction qu’un Homme politique doit rester attaché à l’épanouissement de sa nation ainsi qu’aux générations actuelles et futures. 

Pour une telle candidature, nous nous posons la question sur sa légitimité populaire car nous constatons simplement la volonté d’un groupe, d’installer une dictature démocratique.

Si nous nous posons cette question cruciale, c’est parce que nous n’arrivons pas à comprendre comment au cours d’un exercice sujet à de multiples contestations, on trouve encore la capacité d’enrichir le lit de la contestation en annonçant sa candidature impopulaire en ce moment tumultueux marqué par des incertitudes et des peurs énormes pour l’avenir de notre pays. Comme exemple d’incertitude évocateur, Le RENLAC a rendu public son rapport alarmant (17-18/07/18), au sein duquel, il affirme sans détour que la corruption est en hausse au Burkina Faso. Une hausse, aux antipodes des promesses faites au peuple par le président Rock KABORE à savoir une tolérance zéro pour la corruption. La situation nationale est bien pire qu’avant. 

Peuple du Burkina Faso, nous faisons ensemble l’amer constat, de la continuité du système COMPAORE et de ses acolytes malgré le fait que le peuple s’est déjà exprimé dans son ensemble les 30 et 31 octobre 2014 pour dire non à ce système installé depuis longtemps.

Si le peuple a dit non alors que par le truchement du jeu démocratique de notre pays, ce système a pu contourner, résister et demeurer, parce qu’il est là et présent, cela veut dire chers citoyens qu’il y a un « FORCING » quelque part.

Le FPR (Front Patriotique Pour le Renouveau) pour sa part dit non sans détour à ce « FORCING » d’une élite dirigeante, d’un clan, d’une aristocratie qui a décidé purement et simplement de faire la force au peuple libre du Burkina Faso avec la bénédiction d’un système électoral conçu et mis en place depuis plusieurs décennies par eux.

Le président Blaise COMPAORE avait toute la légalité juridique pour faire poursuivre son système COMPAORE et ses acolytes (La COMPAOROSE), par contre il n’avait pas la légitimité populaire et la suite nous la connaissons tous (malheureusement au regard de l’obstination d’un homme). 

En octobre 2014, le peuple a jugé illégitime la volonté clairement affichée, du président COMPAORE de faire poursuivre le système alors que le même système se retrouve encore là aujourd’hui. Si le peuple a jugé illégitime ce système en 2014, alors que le même système est toujours là, c’est qu’il est également illégitime pour sa continuité à partir de 2020. 

Nous l’avons clairement dit de par le passé, et nous le disons encore à travers ces lignes ; l’objectif noble d’un Homme politique doit être de servir sa nation et non servir des intérêts qui se résument à se présenter à des élections et chercher à les gagner à tout prix.

Le FPR estime pour sa part impopulaire et illégitime une candidature du Président du Faso actuel pour un second mandat en 2020. Une candidature déjà annoncée et très vite désavouée ça et là dans divers milieux sur la base de constats. 

Partant de l’illégitimité populaire d’une telle candidature, le FPR dit non, s’oppose et s’exprime clairement contre la candidature de l’actuel chef d’Etat du Burkina Faso à la présidentielle de 2020. En considération de tout ce qui précède, Le FPR demande au Président du Faso, son Excellence Rock Marc Christian KABORE de renoncer à sa candidature déjà contestée pour les élections présidentielles de 2020. 

« Le monde est dangereux. Pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui les regardent faire et les encouragent à travers leur silence ». Chacun doit apporter sa noble contribution à l’édification de notre fière nation.

Réunis au sein de cette noble et chaleureuse formation politique qu’est le FPR, notre combat est et restera celui des masses populaires au détriment des intérêts claniques et partisans. 

Dans l’humilité et le respect des institutions républicaines, nous saluons sans équivoque, la maturité, le courage et la clairvoyance du Peuple Burkinabè, seul maître véritable de l’exercice du pouvoir démocratique.

 

 

Vive la Jeunesse du Burkina Faso,                                     Pour Le Bureau Exécutif National  

Vive le FPR, 

Dieu bénisse le Burkina Faso.                Le Président National              

                                                                                               Dr Aristide OUEDRAOGO                

 

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