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RDC: L’Onu inquiète face à l’augmentation des violations des droits de l’homme
Burkina: le gouvernement crée une Brigade spéciale des investigations anti terroristes et de lutte contre la criminalité organisée (BSLAT)
Pakistan: l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif remis en liberté (RFI)
Burkina: le CDP dément toute implication dans les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire national(parti)
Ouagadougou: la 12e  édition du Forum national de la recherche scientifique et des Innovations technologique se tiendra  du 20 au 25 octobre
Loroum: des individus non identifiés ont abattu dans la nuit de mardi à mercredi, un homme dans le village de Lossa, commune de Banh
Niger: enlèvement d’un prêtre italien au sud-ouest de Niamey
Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana

POLITIQUE

Dans cette déclaration, la jeunesse de l’ADF/RDA dénonce l’adoption du nouveau code électoral par la majorité malgré les critiques de l’opposition politique. Elle invite par conséquent, le gouvernement à reconsidérer sa position et de permettre aux nombreux Burkinabè de l’étranger de pouvoir s’inscrire et de voter avec la carte consulaire.

Le gouvernement a entrepris de réviser le code électoral de notre pays en vue de la prise en compte des burkinabè de l’extérieur aux prochaines élections comme il y était prévu. Cette initiative salutaire se trouve depuis peu captive de velléités malheureuses aux seules fins d’exclure une grande frange des burkinabè des prochains scrutins. 

En effets, selon les dispositions du nouveau code électoral voté au forceps le 30 juillet 2018, les seules pièces admises pour le vote des burkinabè de l’extérieur sont exclusivement le passeport et la carte nationale d’identité (CNIB), rejetant ainsi la carte consulaire comme pièce de votation. Laquelle carte consulaire avait été proposée en plus de la CNIB et le passeport comme pièces de votation par l’opposition et la CENI, institution en charge de l’organisation d’élections libre, démocratique et acceptée de tous. Cette forfaiture constitue non seulement une grave menace pour la cohésion sociale mais  décrédibilise davantage l’autorité burkinabè vis-à-vis des pays frères et amis de notre pays. 

Comment comprendre que le même Etat burkinabè qui écrivait aux autorités ivoiriennes en 2017 pour qu’elles reconnaissent la carte consulaire comme une carte fiable et sûre vient à la renier lui-même ?

Comment comprendre qu’une carte consulaire biométrique certifiée par l’office nationale d’identification (ONI), au verso de laquelle est estampiée « cette carte tient lieu de carte nationale d’identité burkinabé »  devienne subitement non fiable ? 

Tout ceci constitue une mascarade aux conséquences graves  et insoupçonnées pour des milliers de nos compatriotes vivants à l’extérieur au simple motif que leur vote risquerait d’être en défaveur du parti au pouvoir.  

Selon les chiffres officiels, la carte consulaire serait détenue par environ 985 000 burkinabè de la diaspora. Mieux, la carte consulaire biométrique serait détenue par plus de 980 000 burkinabè. Refuser donc la carte consulaire comme pièce de votation revient à exclure toute cette frange de burkinabè des futurs scrutins appelés de tous les vœux par nos frères et sœurs de la diaspora. 

Chers frères et sœurs,

Militantes et militants,

Compatriotes vivant au Burkina et à l’extérieur, 

La jeunesse de l’ADF-RDA déplore que le code électoral de notre pays soit une fois de plus livré aux instincts électoralistes d’un régime dont les échecs patents ont fini par développés une paranoïa dangereuse et abjecte vis-à-vis de ses compatriotes de la diaspora. 

Cette forfaiture ne saurait prospérer dans le Burkina Faso nouveau qui entend se construire avec la participation de toutes ses filles et de tous ses fils, quelque soit la portion de terre sur laquelle ils vivent sur le globe. 

C’est pourquoi, la jeunesse de l’ADF-RDA appelle le gouvernement à reconsidérer sa position et à s’inscrire dans le sens de l’histoire. Car au-delà de la négation manifeste du droit de vote de milliers de burkinabè se trouve engagé désormais la sureté de leur identité dans leur pays d’accueil. 

Appelle la jeunesse burkinabè de l’intérieur et de la diaspora à se mobiliser pour mettre fin à toute forme d’exclusion dans notre pays.

 

Paix-Liberté-Justice

Fait à Ouagadougou le 30 juillet 2018

Pour le Rassemblement National 

des Jeunes Libéraux de l’ADF-RDA,

le Président

 

 

 

 

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