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POLITIQUE

Le Syndicat des travailleurs de l’Action sociale (Syntas) et le Comité de la confédération générale du travail du Burkina (Comité CGT-B) est monté au créneau une fois encore ce jeudi 26 juillet 2018. L’objectif de cette rencontre avec la presse, était d’alerter l’opinion sur l’opération de «Retrait des personnes vivants en rue» et la gouvernance du ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille.


Le MFSNF envisage une opération dite de «Retrait des personnes vivant en rue». Mais pour le SYNTAS, cette opération est une véritable cabale contre les personnes vivants en rue, particulièrement les enfants en situation de rue car violant selon eux, les principes d’intervention en éducation spécialisée. «Cette opération est une action mystificatrice parce qu’au lieu de mettre véritablement le doigt sur les sources du phénomène, on tente de criminaliser à la limite, ceux-là qui vivent dans cette situation. Pour nous, combattre une situation c’est  complétement différent de combattre ceux qui vivent la situation parce qu’ils n’en sont pas responsable», déclare  Juste Koumara Logobana, secrétaire général du Syntas qui ajoute qu’un balayage ne résoudra pas  la question. 

De même, l’activité en vue selon les deux organisations syndicales, ignore le protocole d’intervention éducative en milieu ouvert, bafoue l’éthique en travail social et pire, ils estiment que le jeu de provocation d’une présence policière ne peut qu’engendrer des dérapages et éventuellement une escalade de la violence contre ces personnes vivants en rue.

Et Jean Baptiste Badolo, secrétaire chargé de l’éducation et de la formation syndicale, d’ajouter que cette action peut conduire à des conséquences déplorables. «Il y a la perte de crédit que ces enfants portent aux travailleurs sociaux et la résistance que ces enfants  peuvent avoir. Dans un contexte d’insécurité, si ces enfants tombent dans une résistance, ils peuvent être  perméables à certaines choses», fait remarquer le syndicaliste.

Les conférenciers du jour disent ne pas être contre le retrait des personnes particulièrement des enfants vivants en rue mais, c’est la solution apportée qui porterait problème.  «Les services dont nous disposons déjà ont les compétences et les méthodes appropriées, le seul problème, c’est le pilotage en vue et le manque criard des ressources à mettre à la disposition de cette institution et de ces travailleurs notamment spécialisés pour faire le travail de façon efficace», s’est exclamé Juste Logobana.

Par ailleurs, le Syntas dénonce le silence «coupable» de l’autorité face à ses différentes révendications. C’est ainsi que les deux syndicats dénoncent et rejettent «les réponses politiques culpabilisant les personnes vivant en rue" dont la situation est tributaire de la mal gouvernance dans notre pays ; invitent l’ensemble des travailleurs du MFSNF à se départir de toute attitude non professionnelle et tient pour responsable l’autorité de toutes les dérives qui découleront de cette opération.

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