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Burkina: le gouvernement burkinabè compte rouvrir les écoles fermées à cause du terrorisme en mettant en route une stratégie
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Burkina: le Premier ministre Christophe Dabiré obtient la confiance de l'Assemblée nationale avec 84 voix sur 127
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Tapoa (Est): un commissariat et une école incendiés à Namounou, pas de perte en vie humaine (AIB)
CAN U20: les Aiglons du Mali sacrés vainqueurs après avoir disposé du Sénégal aux tirs au but (3-2) après un score d'un but partout
Mozambique: le fils de l’ex-président arrêté pour corruption
Burkina: 4 douaniers en service de contrôle routier à Nouhao à environ 10 km de Bittou et un civil tués au cours d'une attaque terroriste

POLITIQUE

Du 12 au 14 juin 2018 s’est tenue à Ouagadougou, une conférence nationale sur le système de rémunération des agents publics de l’Etat. Quelques jours après la clôture de cette rencontre, la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) et la Coordination des syndicats de la fonction publique (CSFP) ont animé une conférence de presse ce jeudi 28 juin 2018 pour faire leur lecture de cette initiative du gouvernement.


Face à ce qu’ils qualifient de «vaste marché de dupes et soutenu par certains syndicats», les conférenciers du jour, estiment que le boycott de la CGT-B et de plus d’une trentaine de syndicats essentiel de la fonction publique «a semé un désarroi perceptible» dans les conclusions des travaux de cette rencontre. Souleymane Badiel, porte-parole de la CSFP justifie ces propos par le fait qu’il est désormais question de «travailler à l’inclusion de tous les syndicats dans la négociation du moratoire, de négocier l’accalmie avec les syndicats de la fonction publique».

De la participation de certains syndicats à ladite conférence, Souleymane Badiel rappelle les conséquences des conclusions des «Assises nationales sur le rôle et les missions de l’Etat» en décembre 1997 et fustige : «comme en 1997, la démarche du gouvernement est soutenue fortement par des syndicats qui ont accepté en toute conscience, de participer à la baisse de la masse salariale des agents publics.» Il conclut donc que «le sort des travailleurs est décidé par un gouvernement fermement résolu à restaurer le système anti-travailleur de l’ancien régime mafieux de Blaise Compaoré».

Très remontés, les conférenciers réfutent «les contres vérités» avancées par le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba lors de sa conférence de presse du 11 juin dernier, soutenant que «certains syndicats refusent le dialogue pour des raisons ignorées». «De toute évidence, le Premier ministre et son gouvernement ont le mot dialogue social à la bouche mais visiblement, ne développent aucune attitude de responsables prêts à un dialogue sérieux. En somme, ce terme représente plus, pour eux, un slogan qu’une conviction», ajoute M. Badiel.

Pour la CGT-B et la CSFP, la conférence sur la mise à plat des salaires du public a «totalement» occulté la principale question de fond qui impacte «négativement» la gestion de la richesse nationale dont les salaires des agents publics. Ils estiment que les nombreux crimes économiques impunis qui ont jalonné le parcours du régime déchu et qui reprennent de la vigueur sous le pouvoir du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et associés. «Nous affirmons que la situation demeure en l’état au sortir de cette conférence», martèle Norbert Ouangré, secrétaire général adjoint de la CGT-B. La seule alternative pour la CGT-B et la CSFP pour évoluer sur les questions salariales des agents publics, réside dans l’examen par le gouvernement de la plateforme minimale de la CSFP portant entre autres, sur le respect des libertés, l’amélioration des conditions de vie, le règlement des dossiers de crimes économiques, la tenue d’une rencontre sur la richesse nationale et sa gestion etc.

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