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Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

POLITIQUE

Au cours d’un entretien qu’il a accordé à trois chaînes de télévision (RTB, BF1, Burkina Info) le dimanche 24 juin 2018, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a dressé le bilan à mi-parcours de sa gestion du pouvoir d’Etat. Le chef de l’Etat a saisi l’occasion pour se prononcer sur plusieurs sujets touchant la situation nationale. Morceaux choisis.    

L’avion présidentiel

« Ce montant de 4 milliards que vous avancez ne me semble pas avéré. Les check que nous faisons annuellement sont de différents niveaux. On ne peut pas mettre quatre milliards chaque année dans un avion. Même si au départ, il y avait de grosses réparations à faire, l’avion aujourd’hui fonctionne normalement. Il est vrai que, pendant un moment, on a donné le sentiment qu’il fallait qu’on change d’avion parce qu’il était devenu dangereux pour la sécurité du président. Sauf cas de force majeure que je ne peux pas prévoir, je dois pouvoir vous assurer que l’avion fonctionne normalement ».

Le Haut représentant du chef de l’Etat… Son coût  

« Le Haut représentant du chef de l’Etat n’est pas une institution de la République. Le projet de nouvelle constitution qui doit passer au référendum en 2018 a déjà défini les institutions qui y sont. Le Haut représentant à rang de président d’institution mais ce n’est pas une institution… Il coûte combien ? Puisque vous dites qu’il coûte cher, donnez-moi le coût… Il y a toute une catégorie de personnes qui voyage avec moi, y compris des journalistes. J’ai créé le Haut représentant du chef de l’Etat pour plusieurs raisons. Il y a un certain nombre d’activités pour lesquelles je souhaite avoir une personne d’une certaine hauteur pour représenter le chef de l’Etat. Il y a ensuite un certain nombre de réflexions sur le plan social, sur le plan économique, etc. que je souhaite engager au niveau du Haut représentant. Il y a des moments où le président du Faso est sollicité par des institutions internationales telles que l’Union africaine, la Banque mondiale. Je choisis le Haut représentant qui va participer aux rencontres et il me rend compte ensuite ».

Situation des entreprises sinistrées lors de l’insurrection populaire d’octobre 2014

« Il y a eu un rapport qui montre qu’environ 55 à 60 milliards de dégâts qui ont été causés au cours de l’insurrection sur des sociétés. Entre les problèmes que nous avons à résoudre et la résolution de ces questions, il faut déjà deux choses. Nous avons demandé à chacun de faire le point lui-même de ce qui est détruit. Chacun est resté chez lui à calculer ses chiffres puis est venu les déposer. Aucune contre-expertise n’a été faite. Nous ne pouvons pas nous permettre sur la base de simple déclaration décider de payer. C’est pourquoi aujourd’hui, le HCRUN est en train de s’entourer d’un certain nombre de spécialistes pour que nous puissions rétablir la vérité des choses. Il est clair que l’Etat doit prendre ses responsabilités. Il est aussi clair que nous ne pourrons pas payer à 100% chacune de ces industries. Nous allons certainement faire des propositions qui seront discutées. Mais nous sommes engagés à ce que ce débat-là, nous puissions le mener ». 

Gendarme non pris en charge

« Ce n’est pas parce qu’il était à Ouagadougou qu’il n’était pas médicalement suivi. Il y a des médecins qui suivent les malades et qui décident du moment où le patient doit être évacué. Il faut tout le temps venir vers l’information avant d’accuser les autorités. Il y a des malades qui ne peuvent pas être immédiatement évacués tant qu’ils ne sont pas stabilisés. Notre souci est de prendre les meilleures mesures qui permettent de soigner nos soldats et nos militaires qui vont en mission et qui subissent des situations comme nous l’avons connu. Le gendarme en question a été évacué et a même subi son opération ».

Exaction des FDS dans le nord du Burkina

« Chaque fois que j’ai une réunion avec l’Etat-major général des armées, j’ai toujours insisté sur le fait que nous devons être respectueux des droits de l’homme. Il est vrai que nous sommes sur le terrain, mais nous devons avoir la confiance et la collaboration des populations que nous devons traiter avec le maximum de respect et de considération. Ce message est répété en permanence. Au niveau des forces de sécurité, un travail est fait également sur toutes ces questions des droits de l’homme. HRW a effectivement envoyé un message au gouvernement burkinabè pour s’insurger contre un certain nombre de choses. Nous avons demandé qu’ils viennent rencontrer le ministre de la Défense, aller sur le terrain. Nous avons ouvert une enquête pour situer les responsabilités sur l’ensemble de ces questions-là. Partout où il y a eu des problèmes qui ont été évoqués, des dispositions ont été prises en terme d’enquête, en termes de sanctions. Nous pensons qu’il y a plus de dramatisation que de réalité. Nous attendons toujours que les preuves soient établies et qu’on nous les montre ».

Absence de capitaine dans le navire Burkina 

« Nous sommes dans une configuration où il faut partir à point. Il ne s’agit pas de courir, de saupoudrer. Il s’agit de construire un avenir qui survit à nos propres personnes. Il y a bel et bien une autorité dans ce pays. Le bateau est bien mené. Celui qui pense que ce n’est pas le cas, qu’il se trompe : il verra que c’est bien mené ».

 

 

 

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