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Burkina: le gouvernement burkinabè compte rouvrir les écoles fermées à cause du terrorisme en mettant en route une stratégie
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Burkina: le Premier ministre Christophe Dabiré obtient la confiance de l'Assemblée nationale avec 84 voix sur 127
RDC: Médecins sans frontières suspend ses activités dans la région de Masisi
Tapoa (Est): un commissariat et une école incendiés à Namounou, pas de perte en vie humaine (AIB)
CAN U20: les Aiglons du Mali sacrés vainqueurs après avoir disposé du Sénégal aux tirs au but (3-2) après un score d'un but partout
Mozambique: le fils de l’ex-président arrêté pour corruption
Burkina: 4 douaniers en service de contrôle routier à Nouhao à environ 10 km de Bittou et un civil tués au cours d'une attaque terroriste

POLITIQUE

Ce communiqué des avocats de l’Etat burkinabè est une réponse aux propos tenus par les avocats de François Compaoré le 13 juin dernier à l’issue de l’audience consacrée à la demande d'extradition formulée par le Burkina Faso. Les avocats du frère cadet de Blaise Compaoré émettaient des doutes sur «la sincérité des pièces» complémentaire que l’Etat burkinabè doit fournir au tribunal.

«Dans un communiqué de presse en date du 13 juin 2018, les avocats de monsieur Paul François COMPAORE ont livré leur interprétation du délibéré de la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris ordonnant entre autres un complément d’informations dans l’affaire concernant la demande d’extradition formulée par le Burkina Faso à son encontre.

Ils concluent en indiquant qu’ils seront «extrêmement vigilants sur la sincérité des pièces à venir».

M. François COMPAORE et ses conseils sont libres de donner les interprétations qu’ils entendent aux décisions de justice et de déterminer leur stratégie de défense.

Ils ont également le droit d’être mécontents que la Cour ne les ait pas suivis dans leur demande d’émettre en l’état un avis défavorable et de lever la mesure de contrôle judiciaire.

Cependant, les sous-entendus de cette déclaration sont particulièrement insultants à l’égard du Burkina Faso et de ses institutions judiciaires.

Ils procèdent surtout d’une conception erronée et dépassée de la justice burkinabè qui n’est plus celle d’antan…

Comme annoncé à l’audience du 28 mars dernier, l’Etat du Burkina Faso fournira dans le délai imparti les éléments complémentaires utiles à l’examen par la Cour de la demande d’extradition dont elle saisit.

Tout ceci sera fait en conformité avec les règles de droit et dans le respect de l’indépendance du juge d’instruction en charge du dossier toujours en cours.»

Maitre Yves SAUVAYRE
Avocat au Barreau de Lyon
Maitre Anta GUISSE
Avocate au Barreau de Paris

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