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Burkina: la Coalition contre la vie chère organise le 29 novembre une journée de protestation contre la récente hausse du prix du carburant
Madagascar: le second tour de la présidentielle opposera Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, tous deux anciens présidents
Centrafrique: l’ex-chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot extradé vers la CPI
Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza
Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

POLITIQUE

Ce communiqué des avocats de l’Etat burkinabè est une réponse aux propos tenus par les avocats de François Compaoré le 13 juin dernier à l’issue de l’audience consacrée à la demande d'extradition formulée par le Burkina Faso. Les avocats du frère cadet de Blaise Compaoré émettaient des doutes sur «la sincérité des pièces» complémentaire que l’Etat burkinabè doit fournir au tribunal.

«Dans un communiqué de presse en date du 13 juin 2018, les avocats de monsieur Paul François COMPAORE ont livré leur interprétation du délibéré de la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris ordonnant entre autres un complément d’informations dans l’affaire concernant la demande d’extradition formulée par le Burkina Faso à son encontre.

Ils concluent en indiquant qu’ils seront «extrêmement vigilants sur la sincérité des pièces à venir».

M. François COMPAORE et ses conseils sont libres de donner les interprétations qu’ils entendent aux décisions de justice et de déterminer leur stratégie de défense.

Ils ont également le droit d’être mécontents que la Cour ne les ait pas suivis dans leur demande d’émettre en l’état un avis défavorable et de lever la mesure de contrôle judiciaire.

Cependant, les sous-entendus de cette déclaration sont particulièrement insultants à l’égard du Burkina Faso et de ses institutions judiciaires.

Ils procèdent surtout d’une conception erronée et dépassée de la justice burkinabè qui n’est plus celle d’antan…

Comme annoncé à l’audience du 28 mars dernier, l’Etat du Burkina Faso fournira dans le délai imparti les éléments complémentaires utiles à l’examen par la Cour de la demande d’extradition dont elle saisit.

Tout ceci sera fait en conformité avec les règles de droit et dans le respect de l’indépendance du juge d’instruction en charge du dossier toujours en cours.»

Maitre Yves SAUVAYRE
Avocat au Barreau de Lyon
Maitre Anta GUISSE
Avocate au Barreau de Paris

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