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Burkina: l'armée pilonne des bases terroristes à Pama et à Gayeri (Etat-major)
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Terrorisme:: 8 personnes tuées dans la nuit du 14 au 15 septembre 2018 dans une double attaque dans la Région de l'Est. 
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POLITIQUE

La Coordination des syndicats du ministère de l’Economie et des Finances (CS-MEF) a tenu une conférence de presse ce jeudi 7 juin 2018 à Ouagadougou. Ce rendez-vous avec les médias, avait pour objectif de donner un droit de réponse quant aux déclarations de Hadizatou Rosine Coulibaly/Sory, leur ministre de tutelle. Aux dires des responsables syndicaux, le gouvernement fait du « dilatoire ». Et au regard de « l’attitude méprisante » de la ministre à leur encontre, celle-ci  « gagnerait à rendre le tablier » car elle coûterait au budget de l’Etat plus de 125 millions de FCFA par an.

Se prononçant sur la dernière sortie de Hadizatou Rosine Coulibaly/Sory, M. Kadiogo et ses compagnons de lutte crient à l’ « imposture ». Car pour eux, « quand on a l’audace de tenir des propos d’un certain Thomas Sankara, il faut aussi avoir le courage de vivre dans ses actes », a affirmé Grégoire Traoré. A en croire les différents syndicats, elle ne devrait pas se muer en donneuse de leçons, vu ce qu’elle touche comme émoluments et autres salaires. « Elle coûte au budget de l’Etat 125 millions par an. Soit un salaire annuel de 102 millions, soit 8 millions et plus par mois. Représentant ainsi la rémunération annuelle de huit ministres ordinaires du gouvernement ou d’une trentaine de cadres de catégorie A de l’administration publique et un fonds commun annuel de 23 millions. Et tout cela sans compter les multiples autres avantages dont elle bénéficie ».    

En dehors de cet aspect, les syndicalistes estiment que si la crise perdure et que la médiation en cours de la médiateur du Faso n’est pas encore concluante, c’est la faute de la ministre des Finances, Hadizatou Rosine Coulibaly/Sory.

Mathias Kadiogo, président de la coordination a laissé entendre que « la ministre qui doit appliquer les accords n’a participé à aucun cadre de dialogue après la rencontre du 6 mars dernier. Elle se contente de narguer les médiateurs et de nous mépriser ».

Pour les orateurs du jour, le gouvernement ne jouerait pas franc jeu, d’autant plus que « aucune réponse concrète n’a été apportée sur les sept points de revendications. Il (le gouvernement) prétend avoir donné satisfaction à cinq points sur les sept sans la moindre preuve » a indiqué M. Kadiogo. 

Cependant, la coordination se dit prête à une reprise du travail, à condition que « les cinq points en questions soient actés. Pour les deux autres qui font blocage, la coordination est ouverte au dialogue », a estimé Grégoire Traoré, membre de la coordination. 

 Par ailleurs, ils pensent que cette solution sera trouvée « avec ou sans la ministre ». Cette conférence de presse était l’occasion pour la coordination d’exprimer son indignation, quant à l’attitude de la ministre en charge de l’économie. Ils estiment qu’ils font face à « une mauvaise foi de la part de cette dernière ». Concluant de l’incapacité de leur ministre à gérer la situation qui prévaut et soulignant son indisponibilité au dialogue, la coordination dans sa déclaration confie que Hadizatou Rosine Coulibaly/Sory gagnerait à « rendre le tablier ». Tout en indiquant que la grève est maintenue jusqu’à ce que des solutions idoines soient trouvées, Grégoire Traoré réaffirme leur disponibilité au dialogue pour une issue favorable à cette crise.   

 

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