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Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

POLITIQUE

L’opposition politique burkinabè a tenu sa conférence de presse hebdomadaire ce mardi 29 mai 2018 à son siège à Ouagadougou. Il a été question à cette rencontre de la rupture des relations diplomatiques du Burkina Faso avec la Chine Taiwan, de la révision prochaine du code électoral et de la fronde sociale  en cours. 

«En diplomatie, c’est essentiellement la forme qui tient le fond» a laissé entendre Victorien Tougouma, président du Mouvement africain pour le Progrès (Map), l’un des orateurs du jour sur la question de la rupture des relations diplomatiques du Burkina avec la Chine Taiwan. Il déplore le fait que le président du Faso n’ait pas remercié par écrit et solennellement la Chine Taiwan après 24 ans d’amitié. «(…) Malheureusement, on a constaté que, le fait d’avoir quitté Taiwan pour aller en Chine populaire était un trophée exhibé par le ministre des Affaires étrangères. La Chine populaire peut s’attendre à être trahi demain de la sorte» a dit M. Tougouma. 

Le Pr Mahamoudou Dicko de la Nouvelle Alliance du Faso (Nafa) de rappeler qu’en 1994, c’est la Chine populaire elle-même qui a rompu les relations avec le Burkina Faso. «Je ne vois pas pourquoi actuellement, nous voulons renouer et nous sommes obligés d’arrêter totalement les relations avec la Chine Taiwan après 24 ans de coopération et d’amitié. Le Burkina est un pays souverain. Sur le plan diplomatique, nous pensons qu’il n’y a pas eu assez d’égard envers ses anciens amis de la Chine Taiwan» a expliqué le président de la Nafa. 

Pour le Pr Dicko, la Chine populaire est un pays dans lequel l’emploi ne suffit même pas à sa population. «La Chine populaire est un pays qui cherche de l’emploi pour sa population. Ce ne sont pas des gens qui créent généralement d’emplois dans les pays où ils font leurs réalisations» précise-t-il. 

Sur la révision du code électoral envisagé par le gouvernement, l’opposition politique dit avoir échangé deux fois sur le sujet avec le président du Faso et, a eu à apporter ses amendements. Mais, elle dit être au regret de constater qu’aucun de ses amendements n’a été pris en compte. Aux dires des conférenciers, «leurs amendements ont été royalement ignorés». 

A les entendre, cet avant-projet de loi pose un problème car il veut «empêcher totalement la majorité des Burkinabè vivants à l’extérieur de voter». Des explications du président de la Nafa,  dans l’ancienne disposition du code, les Burkinabè de l’étranger pouvaient voter en utilisant soit la carte nationale d’identité, soit la carte consulaire qui est d’ailleurs biométrique actuellement en Côte d’Ivoire ou le passeport burkinabè, mais poursuit-il, le gouvernement veut remettre en cause les dispositions actuelles de ce code pour «non seulement supprimer totalement la carte d’électeur et mieux encore, exiger que les Burkinabè vivant à l’extérieur apportent leur certificat de nationalité pour pouvoir voter».

«C’est une manière délibérée, à la limite qui peut tendre vers une fraude pour empêcher nos compatriotes de voter» martèle M. Tougouma en soulignant que «le vote des Burkinabè de l'extérieur n'est pas négociable». Pour ce faire, l’opposition politique souhaite et exige du gouvernement que les dispositions actuelles de l’article 52 du code électoral qui permettent aux Burkinabè de l’étranger de voter avec leurs cartes consulaires soient respectées. «On a l’impression qu’il n’y a pas que le terrorisme qui fait peur à tous les Burkinabè, il y a aussi le vote des Burkinabè de l’extérieur qui fait peur au sommet de l’Etat» dit M. Tougouma.  

Par ailleurs, l’opposition politique dit constater avec amertume la dégradation du climat social qui fait planer les inquiétudes sur les conséquences néfastes de ce bras de fer entre le gouvernement et les syndicats quant à l’avenir de notre pays sur le plan économique, financier et sur la paix sociale. Le président du Map a indiqué que le pouvoir, en toute humilité, devrait reconnaître que son management n’est pas tout à fait à la hauteur des attentes des syndicats. 

Cependant, l’opposition  estime que le pouvoir actuel ne mesure pas la portée d’une division sociale actuellement dans le pays. Elle demande au pouvoir de «calmer le front social en se souciant de l’intérêt général et non des intérêts partisans». 

 

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