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POLITIQUE

Le Syndicat national des travailleurs de l’agriculture (Synatrag) a maintenu son mot d’ordre de grève annoncé le 11 mai. Le syndicat observe une grève de 48 heures à compter de ce jeudi 17 mai à 00 heure au vendredi 18 mai à 24 heures sur toute l’étendue du territoire national. L’objectif de ce débrayage est d’exiger du gouvernement la satisfaction de leur plateforme minimale d’action constituée de 9 points.

L’ensemble des travailleurs du ministère de l’Agriculture, des Aménagements hydrauliques (MAAH) réunis au sein du Synatrag ont déserté les bureaux ce matin pour manifester leur mécontentement face à l’insatisfaction de leurs points de revendication.

A entendre le secrétaire général du syndicat, Der Richard André Somé, ils exigent des autorités du ministère de l’Agriculture, entre autres, la signature immédiate du procès-verbal de négociation entre le syndicat et le ministère autour de la plate-forme revendicative et la mise en œuvre immédiate des conclusions issues de ces négociations,  l’annulation pure et simple de l’arrêté portant nomination des chefs de Zone d’Appui Technique de la direction provinciale de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Kadiogo et le rétablissement sans conditions des militants relevés dans leur fonction. «Nous pensons et nous constatons que cet arrêté est une remise en cause fondamentale des libertés syndicales et sur ce point nous avons dit aux autorités du ministère que c’est un point non négociable» a fait savoir le Sg du Synatrag.

Il s’agit aussi de l’octroi effectif des indemnités de responsabilité à certains chefs, la prise de mesures idoines pour garantir une parfaite sécurisation des magasins et autres lieux de stockage et la mise à temps aux producteurs des intrants en quantité suffisante et en qualité afin d’assurer une meilleure campagne agricole 2018/2019. «Nous avons demandé aussi l’augmentation de la quantité des intrants octroyés au monde paysans parce que, nous avons constaté que chaque année, les quantités fournies aux producteurs ne permettent pas à une grande majorité de pouvoir passer une bonne campagne agricole. Donc, nous avons demandé à ce que le ministère puisse augmenter ces quantités au bénéfice des producteurs. Aussi, nous avons demandé la sécurisation des magasins parce que les agents sont confrontés à des difficultés. Pour preuve, à la campagne passée, nous avons un camarade qui a été victime de vol d’engrais dans son magasin et les autorités ont accusé l’agent d’être l’auteur de cela» a expliqué M. Somé qui estime que ce n’est pas le «rôle des agents de garder les magasins ou de distribuer les intrants. «C’est au ministère de prendre des mesures nécessaires pour sécuriser ces magasins» lance-t-il.

Der Somé et ses camarades souhaitent que les autorités du ministère voire le gouvernement puissent prendre au sérieux leurs préoccupations afin d’«apaiser la tension». 

Le syndicat dit être toujours favorable au dialogue social et si dorénavant prévient le Sg, «les autorités continuent dans le dilatoire, le syndicat va entreprendre d’autres actions après cette grève d’avertissement». «Si d’aventure rien n’est fait dans le sens de la satisfaction de la plateforme minimale d’action, le Synatrag se réservera le droit d’entreprendre toute autre action de boycott des activités de la campagne hivernale qui s’annonce jusqu’à la satisfaction totale des points inscrits dans la plateforme. Les conséquences de ces mouvements sur la physionomie de la campagne agricole 2018/2019 seront totalement imputables aux autorités du ministère de l’agriculture» avait averti le Synatrag lors de leur conférence de presse du 11 mai dernier.

 

 

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