Aujourd'hui,
URGENT
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Pakistan: l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif remis en liberté (RFI)
Burkina: le CDP dément toute implication dans les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire national(parti)
Ouagadougou: la 12e  édition du Forum national de la recherche scientifique et des Innovations technologique se tiendra  du 20 au 25 octobre
Loroum: des individus non identifiés ont abattu dans la nuit de mardi à mercredi, un homme dans le village de Lossa, commune de Banh
Niger: enlèvement d’un prêtre italien au sud-ouest de Niamey
Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana
Burkina: 118 personnes tuées (de 2015 au 15 septembre 2018) au cours des attaques terroristes perpétrées sur le territoire
Burkina: l'armée pilonne des bases terroristes à Pama et à Gayeri (Etat-major)

POLITIQUE

La sous-section CHU-YO du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha) a animé une conférence de presse ce jeudi 3 mai 2018 à Ouagadougou. L’objectif était de dénoncer la situation «chaotique» du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO) de Ouagadougou.


Hôpital de dernière référence du Burkina, le CHU-YO n’est plus que «l’ombre de lui-même» aujourd’hui, affirme Hamadi Konfé, secrétaire général de la sous/section Syntsha du Kadiogo. «C’est un hôpital dont les capacités sont dépassées conduisant à hospitaliser les malades surtout en situation d’urgence dans les couloirs et à même le sol. Au CHU-YO, les services manquent de tout y compris parfois du minimum. Les pannes fréquentes d’équipements, les ruptures des consommables et des réactifs sont le lot quotidien des services», déplore M. Konfé.

Pourtant, le Syntsha dit avoir toujours interpellé de façon permanente les autorités en place et cela, depuis les inondations de septembre 2009. Pour ce faire, le syndicat dit avoir entrepris diverses actions (échanges de correspondances, rencontres de négociations, conférences de presse, sit-in) qui n’ont malheureusement rien changé. Pour Hamadi Konfé, le gouvernement joue au dilatoire en multipliant des propositions et projets dont les débuts de solution sont attendues et dont la plupart sont abandonnées.

Face à cette situation, la sous/section Syntsha du CHU-YO interpelle le gouvernement à prendre ses responsabilités pour permettre au CHU-YO d’effectuer ses missions de soins, d’enseignement et de recherche ; interpelle l’opinion publique à faire pression sur le gouvernement pour sauver le CHU-YO. Le Syntsha appelle également ses militants et sympathisants à une marche en direction du ministère de la Santé le mardi 8 mai 2018 à partir de 9h et à observer un sit-in de protestation les lundi 7 et mercredi 9 mai 2018 de 7h à 10h. Ceci afin d’exiger la réfection et l’équipement dans les meilleurs délais des services de chirurgie viscérale ; le fonctionnement correct du service de l’imagerie ; l’équipement des différents blocs opératoires et des services déficitaires ; l’approvisionnement de tous les services en consommables et en matériel médico-technique et l’assurance de la bonne gestion.

Face à la décision en conseil des ministres de l’illégalité des sit-in au Burkina, Hamadi Konfé estime que c’est une façon pour le gouvernement de restreindre le mouvement syndical. «C’est une décision qui rentre dans le cadre du plan de répression du mouvement syndical. Même du temps de Blaise Compaoré, nous n’avons pas vécu cela», s’offusque M. Konfé. Hamadi Konfé estime d’ailleurs que ce sont entre autres, les sit-in qui ont créé les situations favorables à certains pour oser démissionner du parti le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). «S’il n’y avait pas des activités telles que les sit-in pour dénoncer les crimes et préparer le terrain, certains n’allaient même pas oser démissionner parce qu’on allait les faire le lendemain. Donc si les sit-in entre autres, ont permis de créer les conditions pour que l’actuel gouvernement soit au pouvoir, et qu’il pense qu’il faut être plus répressif, il appartient à chacun d’analyser et de comprendre la nature du gouvernement actuel», confie M. Konfé qui ajoute que le mouvement syndical ne se laissera pas faire.

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