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POLITIQUE

Arrivé à Ouagadougou ce mardi 3 avril 2018 aux environs de 8 heures 45 minutes, le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maiga s’est aussitôt mis au travail. En effet, après un tête-à-tête avec son homologue burkinabè, le chef du gouvernement malien a pris part aux côtés de Paul Kaba Thiéba à une séance de travail avec des commissions techniques. A l’ordre du jour, la question de renforcement de la coopération entre les deux Nations. Le défi sécuritaire et la problématique du développement ont été au cœur des échanges.  

C’est une forte délégation malienne, conduite par le Premier ministre Maiga qui a entrepris ce jour une visite d’amitié et de travail en terre burkinabè. Il s’agit là « d’une occasion pour nous d’exprimer la solidarité du Mali avec le Burkina Faso, surtout après les récentes attaques terroristes », a indiqué de prime abord le chef du gouvernement malien, avant de confier que « cela a été aussi un moment pour les deux parties de revisiter les pistes de coopération que nous pouvons avoir, afin de faire face à des défis que nous partageons ensemble ».

Selon Soumeylou Boubèye Maiga, il est clair que les deux pays font face à des problématiques similaires. C’est la raison pour laquelle, « nos deux présidents ont réalisé depuis un moment que la sécurité de nos pays est indivisible », pense-t-il. C’est à juste titre qu’il fait cas de l’engagement du Mali et du Burkina Faso au sein d’institutions sous régionales telles le Liptako-Gourma, ou encore le G5 Sahel. Cela a pour but d’ « avoir un espace de sécurité collective pour faire face à des défis sécuritaires communs », fait observer l’hôte de Paul Kaba Thiéba.  

« Il nous a été donné d’échanger sur tous les points d’intérêts mutuels qui concernent la coopération entre le Mali et le Burkina (…) notamment la question sécuritaire et celle du développement » a fait savoir le Premier ministre burkinabè, en ce qui concerne le but de cette visite. 

Cependant, tous sont unanimes que les deux Etats sont confrontés à la menace terroriste. Et ils ont estimé que c’est ensemble dans l’adversité qu’il convient de renforcer les liens, et autres moyens au sein de structures sous régionales, mais également au niveau bilatéral pour « pouvoir faire face à la menace à laquelle nous sommes confrontés ».   

Lui emboîtant le pas, Soumeylou Boubèye Maiga soutient que face à ces défis, « nous avons de très fortes convergences sur le fait que la riposte militaire et sécuritaire est primordiale pour neutraliser les éléments les plus radicaux ». Aux dires, de ce dernier, il va falloir mettre en œuvre un mécanisme qui permettra de pouvoir faire le tri entre les acteurs, de manière à ce que après avoir neutralisé ceux qui sont dans la violence extrême contre les institutions et les populations, l’heure soit à l’ouverture d’espaces de dialogue et d’échange avec d’autres composantes.

Toutefois, pour l’atteinte de ces objectifs communs, les autorités politiques du Mali et du Burkina Faso, se doivent d’avoir des échanges concertés. Cela passera, foi du Premier ministre malien, par la relance de tous les mécanismes de coopération, aussi bien au niveau transfrontalier, qu’à celui des appareils administratifs et étatiques, et bien d’autres. Cette démarche vise à faire barrage à tout élément qui envisagerait « créer la zizanie ».

Vers la création d’une zone économique spéciale

« Nous sommes tous conscients que la menace terroriste est un danger non seulement pour l’unité nationale, pour la cohésion sociale, mais aussi pour nos processus démocratiques et pour la stabilité de nos institutions étatiques. C’est fort de cela que nous avons développé de larges convergences et je pense que les recommandations issues de nos travaux seront utiles dans ce combat » a affirmé le chef du gouvernement malien.

Par ailleurs, au cœur des échanges, était également inscrite la question relative au développement. A ce sujet, il a été convenu d’offrir aux populations des perspectives d’accès à différentes opportunités économiques, ainsi que des opportunités d’épanouissement. Dans cette perspective, les deux chefs de gouvernements ont émis l’idée d’avoir une zone économique spéciale à la frontière commune, dans le secteur Sikasso-Bobo-Korhogo. Cette ambition a pour objectif de parvenir à la création d’un environnement favorable de sorte à ce que des unités industrielles de différentes activités économiques puissent prospérer dans cette zone.

En outre, dans le souci de matérialiser ces différentes idées, le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba se rendra très prochainement à Bamako.        

 

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