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POLITIQUE

Chaudes empoignades dans l’après midi de ce jeudi 15 mars 2018 à la maison de la femme située au secteur 23 de la ville de Ouagadougou. Et pour cause : des jeunes se réclamant du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ont investi les lieux pour empêcher la tenue d’une conférence de presse, qui devait servir de cadre d’expression à un autre groupe disant appartenir à la section des étudiants des grandes écoles de la même formation politique. Ceux du deuxième groupe via ladite conférence de presse voulaient annoncer leur démission du parti.

« Ces messieurs qui vous ont convié pour cette conférence de presse n’ont jamais milité dans le MPP. Ils n’ont jamais été des militants du MPP dans cet arrondissement en aucun moment (…) Ils se réclament du MPP, nous ne les reconnaissons pas ». Ces propos tenus par Anselme Nazotin, délégué des jeunes du MPP du secteur 21, justifient leur opposition à la tenue de la conférence de presse qui devait avoir lieu ce 15 mars 2018.

Ce rendez-vous avec les médias qui n’a pas pu se tenir devrait être le moyen par lequel, un autre groupe de jeunes allait annoncer officiellement leur démission du parti au pouvoir. Cependant, ceux-ci ont été empêchés par Anselme Nazotin et ses camarades, qui soutiennent que ces jeunes ont certainement été « instrumentalisés par des individus mal intentionnés ».     

Aux dires du délégué des jeunes du secteur 21, la conférence de presse aurait pu se tenir à condition que les « soi-disant démissionnaires » prouvent dans laquelle des structures du parti, ils militaient. Face au mutisme du camp d’en face, M. Nazotin et ses proches osent croire «  qu’ils ont dû prendre de l’argent pour venir diffamer le parti ».

« Faux » rétorquent ceux qui voulaient démissionner. Selon leur porte-parole, Louis Alain Nacoulma, alors chargé de la mise en place des cellules MPP dans les grandes écoles,  leur démission s’explique par le fait que bon nombre de promesses qui ont été faites à leur égard, n’ont pas été tenues. « Ils ont promis de nous former politiquement. Et aussi de nous donner une formation qui va nous permettre de s’insérer dans la vie active à savoir l’auto employabilité. Mais aujourd’hui, force est de constater que tel n’est pas le cas. La classe politique actuelle, elle est vieillissante» s’indigne-t-il.  

Il en veut à la politique mise en place par le parti de Roch Marc Christian Kaboré. D’autant plus que selon lui, aucune réponse concrète et satisfaisante n’est apportée aux difficultés que connait la jeunesse en particulier et le peuple burkinabè en général. « Le peuple va mal, la jeunesse va mal. On est tous désorienté et on est tous perdu », fait-il observer. Il estime à une centaine, les jeunes qui ont décidé de rendre leur démission du Mouvement du peuple pour le progrès.  

Toutefois, pour attester de son appartenance au parti au pouvoir, et démentir les propos de « leurs bourreaux du jour », Louis Alain Nacoulma en veut pour référence ses différentes publications sur les réseaux sociaux notamment sur son compte Facebook (Nacoulma L’ingénieur Prophète).

A la question de savoir s’il serait prêt à s’engager dans un quelconque autre parti politique, M. Nacoulma laisse entendre que ses camarades et lui, sont dans une phase d’observation. Puisqu’ils estiment « qu’il n’y a pas un parti ou un individu dans ce Burkina qui reflète l’image du peuple burkinabè (…) la classe politique nationale est un opium pour le peuple ».

 

 

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