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Juge Moriba Traoré

POLITIQUE

Dans le cadre des activités commémoratives du 18ème anniversaire de l’’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses compagnons d’infortune, le bureau exécutif du Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP) a organisé un panel ce samedi 10 décembre à Ouagadougou sous le thème «Adéquation du système judiciaire avec les aspirations du peuple: quelle justice pour le peuple?». Ce panel a été animé par deux figures emblématiques, acteurs du monde judicaire, à savoir Me Prosper Farama et le juge Moriba Traoré.

 

Deux communications ont ponctué ce panel. La première, intitulée «L’appareil judiciaire burkinabè face aux aspirations populaires : quelle justice pour le peuple?» a été livrée par Me Prosper Farama. Pour le panéliste, il était important de faire l’historique de la justice burkinabè et rappeler que les normes qui s’appliquent aujourd’hui au Burkina Faso ont été héritées de la période coloniale qui avait instauré ces règles dans un dessein particulier : celui d’asseoir le système colonial dont l’objectif final était non seulement de nous acculturer mais de piller nos ressources économiques. «Malheureusement, ce sont ces règles qui s’appliquent aujourd’hui à tous les Burkinabè qui réclament un changement nouveau au sein de la justice. C’est un véritable frein pour cette nouvelle justice», a déploré Me Farama.

«Nous avons proposé dans nos axes de réflexions que, fondamentalement, on ait à réfléchir et à discuter sur certains aspect tels que la question de la légitimité de la justice» a déclaré l’avocat. D’après lui, c’est le seul pouvoir qui ne tire pas sa légitimité du peuple: il n’est pas élu. Donc, il souhaiterait que les juges soient élus d’une manière totale ou partielle, «ce qui leur confèrerait la même légitimité qu’à l’exécutif, au législatif et du coup le juge rendra compte au peuple».

Selon lui, il faut réfléchir à comment décoloniser le droit burkinabè. «On ne peut pas partir d’un droit colonial à une justice révolutionnaire; ce n’est pas possible».

La second communication animée par le juge Moriba Traoré, a porté sur «le système judiciaire burkinabè et les grands dossiers de crimes impunis : la justice est-elle encore possible?». Le juge Traoré pense que rendre justice est encore possible d’autant plus que c’est une question tout à fait légitime quand le besoin de justice est resté inassouvi sur une longue durée pour des crimes que la conscience humaine rejette avec force. Il a aussi souligné qu’elle est légitime quand d’autres crimes, et non des moindres, sont venus s’ajouter à ceux qui avaient déjà assez meurtri les cœurs. «Les actes ont manqué bien souvent de suivre les discours officiels des gouvernants ou des acteurs judiciaires eux-mêmes» a-t-il ajouté.

Le président du MBDHP, Chrysogone Zougmoré,  voudrait avoir au bout de ces discussions des axes qui permettront aux acteurs de la justice de faire un effort. «Nous pensons que les débats menés permettront aux acteurs judiciaires et aux autorités dans leur ensemble de pouvoir entendre ce qui est du cœur du peuple et de pouvoir faire des pas en avant pour le traitement des différents dossiers qui demeurent aussi pendant au niveau des différentes juridictions».

Ylkohanno Somé

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