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POLITIQUE

Suite aux incidents intervenus dans l’arrondissement 8  de Ouagadougou le mardi 6 décembre dernier, le bureau de l’Union pour le changement et le progrès (UPC) du Kadiogo a animé un conférence de presse ce jeudi 8 décembre 2016 pour donner sa lecture des faits.

 

Le mardi 6 décembre dernier, a eu lieu le vote de la motion de défiance contre le maire issu du MPP, Mahamadi Zongo. Les résultats du vote donnaient 9 voix pour et 3 contre la destitution de M. Zongo. C’est alors que le climat est devenu délétère au Haut-commissariat où était délocalisée la séance. S’en est suivie une attaque contre des domiciles et le saccage de biens appartenant à des conseillers de l’UPC que le parti, par la voix de son correspondant, Rabi Yaméogo, condamne «sans réserve». Aussi, il affirme son attachement à ce que justice soit rendue dans cette affaire et dans les meilleurs délais. «C’est avec regret que la section UPC du Kadiogo constate la montée vertigineuse de l’intolérance et des violences depuis la mise en place des exécutifs locaux suite aux élections municipales de mai 2016» a déploré M. Yaméogo.

Pour lui, dans la majorité des cas, ce sont des militants du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) qui sont mis en cause. «Depuis le début de cette escalade, nous constatons avec regret qu’aucune sanction pénale n’a été prononcée contre les auteurs de ces pratiques rétrogrades» s’est indigné le correspondant de l’UPC de la section Kadiogo.

C’est pourquoi, il invite le ministre de l’Administration territoriale à prendre ses responsabilités face au «désordre» inédit qui prend place dans les communes. Par ailleurs, il invite les responsables du MPP à aller au-delà des discours et gestes populistes pour éduquer ses militants à la démocratie (le maire et trois autres responsables ont été exclu du parti, Ndlr).

 «L’arrondissement 8 compte 13 conseillers, dont 7 pour le MPP, explique le conseiller municipal de l’UPC, Stéphane Bayala.  Si on les ajoute ceux de la mouvance présidentielle, ils se retrouvent avec 11 conseillers, contre 2 conseillers de l’opposition. Dès le départ, nous avons compris que ce serait difficile pour nous de vouloir conquérir la mairie. Nous attendions donc sereinement le jour de vote pour exprimer notre choix. Mais après, nous avons compris qu’au sein de la majorité, il y avait des difficultés.  Ils ont commencé à venir vers les gens pour demander du  soutien.  Quand ils sont arrivés, moi je leur ai simplement dis de choisir le meilleur candidat. Le meilleur candidat pour moi c’est celui qui ne serait pas impliqué dans les affaires louches», explique M. Bayala.

Celui dont les biens ont été saccagés ajoute : «Ceux qui étaient dans l’ancien conseil et qui étaient impliqués dans les affaires louches et dans les affaires de parcelles n’étaient pas de meilleurs candidats. Zongo Mahamadi était nouveau parce qu’il n’avait jamais siégé dans un conseil. Vu son niveau d’instruction et le fait qu’il était nouveau dans le système, on s’est dit qu’il avait la capacité pour mieux conduire la mairie.»

Mais sitôt la gestion de la mairie entamée, les conseillers disent avoir constaté des problèmes dans la gestion du maire. A les en croire, ils l’ont interpellé à plusieurs reprises «pour essayer de le ramener à la raison». Le maire n’aurait pas voulu entendre raison et évitaient même de recevoir les autres conseillers, selon Stéphane Bayala. C’est ainsi que la motion est arrivée.

La suite, c’est le saccage des biens privés des conseillers UPC par des partisans du maire. Ce que le conseiller Bayala ne comprend pas. «C’est ce choix que j’ai exprimé et je ne pense pas que dans ce pays, on peut saccager le domicile de quelqu’un tout simplement par ce qu’il a dit « oui ». En juin, j’avais dit « oui » à monsieur Mahamadi Zongo, mais on n’a pas saccagé mon domicile. Aujourd’hui, je lui dis «non» et on vient saccager mon domicile, c’est intolérable», martèle-t-il.  

Ylkohanno Somé

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