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Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

POLITIQUE

En détention depuis le 29 septembre 2015 puis assigné en résidence surveillée pour présomption de faits graves, le général Djibril Bassolé est appelé à comparaître devant le tribunal militaire de Ouagadougou le 27 février prochain. En attendant ce procès tant attendu par le peuple burkinabè, le parti politique la Nouvelle alliance du Faso (Nafa) est sorti ce mardi 6 février pour dénoncer ce qu’il qualifie d’immixtion du pouvoir exécutif dans ce dossier.


Pour la Nafa, la justice militaire ne saurait être impartiale et ne pourrait donner les garanties d’un procès équitable à quiconque le pouvoir exécutif aurait dans son viseur. Parce que selon les responsables du parti, cette justice est soumise à la hiérarchie militaire. Les conférenciers de ce mardi disent être inquiet de l’issue de ce procès qui s’ouvre le 27 février prochain.

Le non-respect de la décision du groupe de travail des Nations-Unies sur la détention «arbitraire» de Djibril Bassolé ; le non-respect de la décision du président de la chambre de contrôle du tribunal militaire de Ouagadougou, de la mise en liberté provisoire du général ; le limogeage du commissaire du gouvernement, Norbert Koudougou, du juge d’instruction Sébastien Rapadamnaba et du retrait du juge d’instruction Frédéric Ouédraogo de l’instruction du dossier ; la révocation du président de la chambre de contrôle, Jean Marie Ouattara pour avoir jugé illégal l’arrêté d’assignation à résidence pris par le ministre de la défense, sont autant de faits qui selon Mamoudou Dicko, secrétaire exécutif national de la Nafa, confirme la mainmise de l’exécutif sur le tribunal militaire.

«L’ancien président Michel Kafando avait dit en son temps que le Burkina n’est pas un Etat voyou. Nous sommes un pays respectueux et il est inconcevable que nos gouvernants refusent de respecter les décisions de justice. Si les juges en charge de ce dossier peuvent être révoqués comme cela se fait dans ce dossier, nous sommes en droit de nous inquiéter sur l’issue de ce procès. Nous estimons que nous sommes inhibés par l’embastillement de notre leader», s’offusque Mamoudou Dicko.

Par conséquent, la Nafa demande la libération pure et simple de Djibril Bassolé avant l’ouverture du procès. Le parti se réjouit par ailleurs de la programmation du procès le 27 février prochain qui constitue selon lui, une lueur d’espoir pour toutes les victimes et les parents des victimes. Mamoudou Dicko et ses camarades condamnent «les manœuvres, les manipulations et les immixtions politiciennes injustifiées de l’exécutif à tous les niveaux de la procédure judiciaire du putsch manqué de septembre 2015». Ils appellent les magistrats et tous les acteurs de la justice burkinabè à travailler pour consolider l’indépendance de la justice.

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