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Burkina: le budget de l’Etat gestion 2020 se chiffre en recette à 2 233,316 milliards FCFA et en dépenses à 2 518,456 milliards FCFA 
5e RGPH: la ministre en charge de la famille, Laurence Ilboudo plaide pour un recensement exhaustif des personnes en situation de  handicap
Burkina: les pétards pour divertissement toujours interdits (ministère du Commerce)
Environnement: 2019 achève la décennie la plus chaude jamais enregistrée, selon l’ONU (RFI)
Gabon: arrestation de Brice Laccruche, ex-chef de cabinet du président Bongo
Burkina: une vingtaine de terroristes abattus  à Toéni (Boucle du Mouhoun) et Bahn (Nord)
Football: l'attaquant burkinabè, Jonathan Pitroipa met fin à sa carrière internationale après 13 années
Burkina: «75 % des sources d’infections du VIH chez les couples, viennent des prostitués» (Etude)
Football: l'Argentin Lionel Messi remporte son 6e ballon d'or, un record

POLITIQUE

Réunie en session extraordinaire le samedi 20 et le dimanche 21 janvier 2018 pour examiner la situation sociopolitique et économique du Burkina,  le mouvement Citoyen Africain pour la Renaissance (CAR), soucieuse de la sauvegarde du cadre démocratique, de la quiétude sociale et de la cohésion nationale, et après analyse de la situation, rend publique la déclaration dont la teneur suit :

Mesdames et Messieurs,
 
Depuis plusieurs mois, notre pays vit une situation explosive sur le plan social marquée par une grogne de toutes les catégories socioprofessionnelles, notamment au niveau du secteur public.
 
A cela s’ajoute une situation économique et financière caractérisée par une banqueroute totale à cause d’une gestion hasardeuse et calamiteuse, symptôme d’un régime qui fait de la corruption et du népotisme son mode de gouvernance.
 
Enfin, une situation sécuritaire et politique extrêmement délétère avec des partis politiques infiltrés et concassés. Des syndicats et des organisations de la société civile sont tour à tour, censurés et/ou instrumentalisés en vue d’être au service quasi exclusif des princes régnants.
 
Face à une telle situation d’une extrême gravité, le CAR tient à  féliciter, d’abord, le gouvernement et les syndicats de l’Education pour la reprise du dialogue et les avancées opérées lors des discussions. Comme on le dit,  l’importance de l’éducation dans toute société n’est plus à démontrer. C’est un fait indéniable. Toute société voulant s’engager dans le processus d’un développement intégral doit miser d’abord et avant tout sur l’éducation, considérée par John Dewey comme la «  méthode fondamentale du progrès ».  Pour notre part, la profession enseignant doit être entourée de la juste considération politique et sociale qu’elle mérite. Ne dit-on pas souvent : « tout vaut l’école tout vaut la nation » ? Nous devons repenser notre système éducation et apprendre à avoir un langage de vérité et de sincérité les uns envers les autres.
 
C’est pourquoi le CAR interpelle le gouvernement sur la nécessité de créer, le plus rapidement possible, ce cadre de dialogue de vérité et de sincérité avec les partenaires sociaux en vue d’échanger et de trouver un compromis sur la réforme du système des rémunérations de la Fonction publique proposée par le chef de l’Etat mais également de réfléchir sur l’opportunité d’un Haut conseil de dialogue social déjà décrié et non consensuel dont les missions pourraient être confiées au Médiateur du Faso ou au Haut conseil pour la réconciliation nationale. Dans ce contexte de vie chère où il est question de réduire le train de vie de l’Etat, le gouvernement devrait se garder de créer des structures budgétivores et de récompense.
 
Le CAR s’est également inquiété des récentes arrestations pour tentative de déstabilisation intervenues dans notre pays. Le CAR invite la justice militaire à beaucoup communiquer sur l’affaire, afin de situer notre peuple au risque de penser à une épuration dans tous les secteurs de la vie de la nation.  La justice burkinabé ne doit pas être un gourdin dont se sert l’Etat, à sa guise, pour régler ses comptes politiques et instaurer, sur le modèle de Felix Houphouët Boigny au début de l’indépendance, un pouvoir sans partage par un règne d’une main de fer. C’est pourquoi, nous réitérons notre appel à la justice afin que ce dossier connaisse toutes les procédures légales et soit traité selon les normes juridiques en vigueur.
 
En tout état de cause, le CAR, conscient de la situation délicate que traverse le Burkina Faso, invite l’ensemble des citoyennes et des citoyens de toutes les composantes de la société burkinabé,  à œuvrer pour l’apaisement du climat social et d’éviter, par la même occasion, des déchirures complémentaires.
Le CAR invite toutes les parties protagonistes à privilégier le dialogue et la concertation afin d’aboutir à des compromis heureux. Le CAR rappelle que la quête et l’instauration de la démocratie pluraliste ont été acquises au prix de lourds sacrifices que rien ne devrait occulter. La stabilité du pays est à ce prix et la responsabilité y relative incombe à chacun de nous tous.
 
Vive la lutte des Peuples,
Vive le Burkina Faso
Vive le Mouvement CAR
Force et Honneur
 
Pour le Bureau National                                                             
Le Président
Hervé OUATTARA
 





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