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Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

POLITIQUE

Le secrétaire permanent du G5 Sahel, Najim Elhadj Mohamed a annoncé ce lundi  8 janvier 2018 à Bamako au Mali que la force conjointe a pu mobiliser à ce jour la somme de 280 millions d’euros (environ 180 milliards de F CFA) sur un budget total de 423 millions d’euros (environ 277 milliards de FCFA). Son annonce est intervenue à l’issue d’une rencontre des ministres des Affaires étrangères, de la Défense et des experts du G5 Sahel tenue dans la capitale malienne.

Selon l’Agence d’Information du Burkina (AIB) citant le secrétaire permanent, cette rencontre, visait à examiner les mécanismes de création de mobilisation des contributions à la Force conjointe, le projet portant organisation et fonctionnement du comité de soutien et de contrôle de Force conjointe(FC), la mise en place d’un mécanisme de Communication et d’Information, etc.

La réunion a en outre décidé de mettre en place un fonds fiduciaire.  Pour encadrer la gouvernance de ce fonds, les ministres participants ont créé deux comités. L’un de soutien et l’autre appelé comité de contrôle. Le premier vise à examiner, avec les contributeurs, les besoins de la force conjointe. Le second, comme son nom l’indique, est un organe de contrôle et de gestion des fonds. Par ailleurs, la gestion ds fonds incombera entièrement aux pays du G 5 Sahel et non à l'Union Européenne. 

A ce jour donc, Najim Elhadj Mohamed a indiqué que le G5 Sahel a enregistré plus 280 millions d’euros, sur un budget prévisionnel de 423 millions d’euros, soit plus 62, 5% pour l’opérationnalisation de cette force conjointe. Ce financement a-t-il dit, permettra la pleine opérationnalisation de la force. 

Pour M. Najim, une fois la sécurité assurée, le développement devrait suivre pour en assurer la durabilité et la fiabilité, d’où la nécessité de prendre en compte des questions de jeunesse, des femmes, de la gouvernance, de la réalisation d’infrastructures accompagnée d’un programme d’investissement prioritaire : «Nous avons certes des problèmes de sécurité. Nous devons cependant redoubler d’efforts pour ne pas oublier les problèmes de développement qui sont les plus pressants ».

Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Tiéman Hubert Coulibaly, cité par nos confrère de l’AIB, la démarche commune du G5 Sahel devrait s’articuler autour des leviers de maintien de la paix dans la préparation et le développement opérationnel de la force conjointe, du développement continu de l’interopérabilité des forces de défense et de sécurité d’une part et le maillage de partenariat avec les autres armées amies opérant dans la bande sahélo-saharienne.

Et pour ce faire, cela passe impérativement par des formules plus pragmatiques et rapides parce « que l’urgence sécuritaire est indescriptible ». Notons que les premières opérations conjointes débuteront en principe au mois de mars prochain.

Le « G5 Sahel» constitué du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad a été porté sur les fonts baptismaux le 16 février 2014. Ce regroupement a pour objectifs  de garantir des conditions de développement et de sécurité dans l’espace des pays membres, d’offrir un cadre stratégique d’intervention permettant d’améliorer les conditions de vie des populations et d’allier le développement et la sécurité. 

Source : AIB

 

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Commentaires  

#1 ISMAEL A DIALLO 10-01-2018 06:20
L’argent est nécessaire sans être l’essentiel.
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