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Santé: le président du Faso a lancé un appel aux populations afin que le paludisme soit vaincu au Burkina Faso d’ici 2030
Burkina: Le tribunal de Djibo  est fermé «jusqu‘à nouvel ordre» pour «raisons de sécurité»
Siao: le Madagascar, pays invité d’honneur de la 15e édition
Burkina:  «Artisanat africain, exigences du marché et développement technologique» est le thème du Siao 2018 (26 octobre-4 novembre)
Burkina: l’abbé Prosper Bonaventure Ky nommé évêque de Dédougou
Football: l’ancien sélectionneur de l’équipe de France, du Cameroun et de la Côte d’Ivoire, Henri Michel, est décédé ce 24 avril 2018.
France: Soupçonné de corruption au Togo et en Guinée, l'homme d'affaires français, Vincent Bolloré, en garde à vue.
Burkina: tué lors de l’attaque du camp de la Minusma, le Caporal Yaméogo Ibrahim (35ans) a été inhumé ce lundi au cimetière de Gounguin

POLITIQUE

Il y a deux ans jour pour jour que Roch Marc Christian Kaboré enfilait son costume de président du Faso. En ce jour anniversaire, le Mouvement du peuple pour le progrès (parti au pouvoir) sous la houlette de son 1er vice-président, Simon Compaoré fait son bilan de gestion du pouvoir. C’était à l’occasion d’une conférence de presse ce vendredi 29 décembre 2017.


Selon Simon Compaoré, «le Burkina est tout en chantier tant les infrastructures poussent» sous le mandat du MPP. L’actuel ministre de la Sécurité estime que depuis 24 mois, le gouvernement animé par la majorité présidentielle ne ménage aucun effort pour satisfaire les partenaires sociaux dans les limites des ressources disponibles. «C’est dire que nous sommes conscients des aspirations légitimes de nos partenaires sociaux et que nous travaillons inlassablement pour y répondre», a confié le ministre d’Etat.

Toutefois ce sens de responsabilité gouvernementale ne saurait éclore que dans le respect de lois, de soi et des autres. Certes la quête de droits sociaux est légitime et autorise les formes légales de revendications. Simon Compaoré estime donc qu’il est urgent d’en éviter les formes maximalistes propres à fragiliser le tissu social.

C’est le lieu pour le MPP de condamner les récentes «agitations» sur le campus universitaire Ouaga I Joseph Ki Zerbo.

«Au moment où le gouvernement avec le concours du monde éducatif s’attelle à résorber l’épineux problème de retard dans le calendrier universitaire et le chevauchement des années académiques afin de permettre à notre système d’enseignement de retrouver ses lettres de noblesse et de gagner en efficacité. Il faut déplorer les récentes dérives sur le campus universitaire. Comment accepter que le temple du savoir se transforme en scène de barbarie ? C’est pourquoi, nous en appelons à la jeunesse estudiantine de privilégier sa quête du savoir dans la discipline, l’ordre et le sens du devoir. Elle a bien plus à gagner en s’honorant par un brillant cycle que dans l’appel systématique du pavé», s’offusque Simon Compaoré.

Le MPP lance le même appel à tous les partenaires sociaux à favoriser le dialogue social afin de pouvoir tirer les dividendes de l’insurrection populaire à la faveur du climat social.

«Les lignes bougent…»

Du bilan des deux années de gestion, Simon Compaoré pense que «les lignes bougent et que le Burkina avance inéluctablement vers le progrès social». Au plan défense-sécuritaire, le MPP félicite l’adoption de la loi sur la programmation militaire.

Pour le parti, cette loi vise la professionnalisation et la «montée en puissance» des forces de défense et de sécurité pour l’accomplissement de leurs missions républicaines. Les conférenciers font remarquer que malgré la multiplicité des priorités nationales, le gouvernement s’active à construire, équiper les postes de sécurité pour le maillage sécuritaire du pays.

Au plan de la gouvernance, le parti estime que les fondamentaux de l’Etat de droit se consolident de jour en jour malgré la surenchère.

Au plan sanitaire, le vice-président du MPP affirme que la détermination du président du Faso pour améliorer la situation sanitaire des femmes enceintes et des enfants de 0 à 5 ans est en cours. Selon lui, cette politique a permis de prendre en charge 6 millions de patients pour un coût total de 27 milliards de francs CFA par année.

Au plan des infrastructures, «il ne serait point exagéré de dire que le Burkina est tout en chantier, tant les infrastructures poussent chaque jour que Dieu fait», se félicite le ministre d’Etat.

Au plan agricole, le parti pense qu’en dépit d’une saison hivernale capricieuse, le gouvernement a pris toutes les mesures préventive et curative pour juguler la moindre disette. A cet effet, les acquisitions de céréales en vue de la reconstitution du stock national de sécurité alimentaire à hauteur de 50.000 tonnes sont en cours.

Plus de 500 tracteurs, des charrues et des intrants ont été remis aux paysans, argumente Simon Compaoré. Au plan énergétique, la construction de la centrale solaire de Zaktouli, la plus grande en Afrique de l’ouest, fait la fierté du parti au pouvoir.

La bataille pour l’électrification rurale est aussi en cours pour désenclaver les zones rurales et accroître la productivité économique de ces localités. En plus, tous les autres secteurs, emploi des jeunes, eau et assainissement, éducation et formation professionnelle font l’objet d’une préoccupation du gouvernement en vue d’y apporter des solutions idoines, structurés et durables, au lieu d’une démarche conjoncturelle, indique le ministre.

2018, année de mobilisation générale

Même si le Burkina avance comme l’indique Simon Compaoré, cette avancée ne doit nullement occulter les insuffisances et les difficultés sous peine de tomber dans la béatitude. La lourdeur administrative et le mauvais management au niveau des collectivités territoriales sont autant d’insuffisances que le gouvernement compte corriger indique le ministre d’Etat.

Le MPP estime donc que c’est le lieu de se départir de tout germe d’amertume et de se mobiliser autour du Programme national pour le développement économique et social (PNDES) afin que, d’un commun élan, il puisse atteindre sa vitesse de croisière pour la réalisation des chantiers sociaux majeurs.

«Puisse l’année 2018 étancher la soif de justice du peuple burkinabè sur les crimes de sang et économiques, dont les plus emblématiques sont l’affaire Thomas Sankara, l’affaire Norbert Zongo, le putsch manqué du 15 septembre 2015, l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. L’année 2018 nous l’a déclarons année de mobilisation générale, l’année de travail, l’année de la conjugaison de toute les énergies positives de toutes les forces productives, l’année de mouvements dans tous les secteurs de la vie économique et social».

Tels sont les propos de Simon Compaoré. Il ajoute d’ailleurs qu’aucun membre du gouvernement actuel sous la houlette du MPP n’est comptable d’aucuns crimes sous le régime Blaise Compaoré.

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