Aujourd'hui,
URGENT
Italie: l'effondrement d'un viaduc à Gênes fait au moins 35 morts, selon un dernier bilan
Mali: Soumaïla Cissé rejette par avance les résultats de la présidentielle (RFI)
Burkina: Aïd El Kébir ou Tabaski sera célébrée le mardi 21 août 2018 sur toute l’étendue du territoire national (Faib)
Kongoussi: la dépouille d’une adolescente de 12 ans, recherchée depuis 5 jours, repêchée dimanche du Lac Bam, la tête amputée (AIB).
Cameroun: 7 soldats formellement identifiés dans la vidéo d’exécutions de deux femmes et leurs enfants arrêtés (RFI)
RCA:  trois groupes d’ex-Seleka annoncent une alliance au nom de la paix
Burkina: 4 gendarmes et un civil tués dans l'explosion d'une mine artisanale dans l'Est du pays (AIB)
Soudan du Sud: le président Salva Kiir amnistie Riek Machar et des groupes armés (RFI)
Diplomatie: la Colombie reconnaît officiellement l’Etat de Palestine
Burkina: les inondations ont causé 4922 sinistrés et 7 décès du 1er mai au 7 aout 2018 (Ministère de la Solidarité nationale)

Photo: aouaga.com

POLITIQUE

Le groupe parlementaire Union pour le progrès et le changement (UPC), au cours d’une conférence de presse tenue ce samedi 23 décembre 2017, a dressé le bilan de ses actions menées au sein de la Représentation nationale. Ainsi, il a été passé au peigne fin la position du groupe lors du  vote des différentes lois au cours de la session annuelle. De même que les activités à mettre à la solde dudit groupe parlementaire.

Ce bilan présenté aux médias en cette fin d’année, intervient au lendemain de la clôture de la deuxième session ordinaire de l’année 2017. Pour ces députés de l’opposition politique, par cet acte, il est question « d’accomplir notre devoir de redevabilité » à la nation.  C’est en cela que Nicolas Dah, président du groupe parlementaire UPC explique que « le rôle d’un parlementaire c’est d’apporter sa contribution à la législation, qui est un élément fondamental dans une démocratie ».

Cette année parlementaire qui s’est achevée le vendredi 22 décembre 2017, aura été assez particulière. D’autant plus qu’elle a connu outre les deux sessions ordinaires, deux sessions extraordinaires et une session spéciale. Néanmoins, « nous pensons que nous avons pleinement joué notre rôle en tant qu’opposition et en tant que parlementaire, au regard de ce que nous avons voté comme lois », laisse entendre Nicolas Dah.

Cependant, même si un des épisode les plus marquants de cette année à l’hémicycle est la non-participation du députés Dah et de ses camarades de même que les autres députés de l’opposition à l’adoption de la loi portant allègement des conditions d’exécution du programme de projets de partenariat public-privé (PPP), il ressort que ceux-ci ont pris une part active dans le vote des lois. C’est ainsi que le groupe parlementaire UPC a participé au vote de 57 lois.

A cela s’ajoute la tenue de deux journées parlementaires. La première s’est déroulée du 22 au 24 février 2017, sous forme de caravane qui a sillonné les villes de Koudougou, Tchériba, Dédougou, Bondokuy et Boromo. C’est sous le thème « Comment redonner à Bobo-Dioulasso son rôle de capitale économique ? Zoom sur les limites des politiques actuelles », que les réflexions ont été menées. Quant à la seconde, elle s’est tenue à Fada N’Gourma du 20 au 22 septembre 2017, autour du thème « Répartition géospatiale des infrastructures routières au Burkina Faso : adéquation avec les potentialités régionales et les priorités de développement ».    

Toutefois, si le groupe UPC se réjouit ici d’avoir joué sa partition au cours de cette mandature, il ne s’empêche pas de dénoncer la gestion d’Alassane Bala Sakandé, le président de l’Assemblé nationale. « L’opposition ne serait pas mêlée dans la gestion des finances à l’hémicycle. Le nouveau président n’a pas changé la donne. Nous pensons que rien n’a changé après Salifou Diallo. Les mêmes maux que nous avons décriés persistent toujours », a indiqué le président du groupe UPC Nicolas Dah.

L’actualité au sein de l’Assemblée nationale a été marquée par la démission de 13 députés des rangs de l’UPC. Lesquels ont d’ailleurs donné naissance au groupe UPC/RD. A propos de ce groupe, le député Moussa Zerbo s’est voulu clair sur cette affaire. En effet, pour ce dernier, l’UPC n’a pas deux groupes parlementaires à l’Assemblée nationale. 

« Ce corps étranger né de je ne sais où, évolue tout seul. (…) Toutefois, il n’existe pas de conflit entre les 13 de l’UPC/RD et nous autres députés de l’UPC » a-t-il dit.

En outre, pour ce qui est de l’entrée au sein des leurs du député Tahirou Barry, ses « nouveaux camarades » ont affirmé que celui-ci a opéré un libre choix. A cet effet, ils rassurent que son ralliement n’a fait l’objet d’aucune négociation préalable.  

Saisissant l’occasion, le groupe parlementaire UPC s’est aussi exprimé à propos des personnes rapportant qu’il ne jouerait pas pleinement son rôle en tant qu’opposant.  «Nous avons été élus sur un projet de société, lorsqu’une loi va dans le sens de notre vision, il va s’en dire que nous prendrons parti pour celle-ci. L’opposition n’a pas un vote mécanique. Il nous revient d’analyser d’abord un projet de loi, et s’il s’inscrit dans notre vision de la société, il est évident que nous voterons pour » a laissé entendre le député Justin Compaoré, (Poé Naaba).

En somme, Nicolas Dah et les siens entendent rester en veille, afin de préserver les intérêts « de nos vaillantes populations ». Aussi, pour une bonne marche vers le développement sous toutes ses formes, pour le groupe UPC, il ressort que « le gouvernement gagnerait à écouter les critiques positives de l’opposition plutôt que de peindre le tableau tout en noir ». 

 

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