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Burkina: le CDP dément toute implication dans les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire national(parti)
Ouagadougou: la 12e  édition du Forum national de la recherche scientifique et des Innovations technologique se tiendra  du 20 au 25 octobre
Loroum: des individus non identifiés ont abattu dans la nuit de mardi à mercredi, un homme dans le village de Lossa, commune de Banh
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Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana

POLITIQUE

13 décembre 1998-13 décembre 2017, cela fait 19 ans aujourd’hui que le peuple burkinabè attend toujours la vérité sur l’assassinant du journaliste d’investigation Norbert Zongo alias Henri Sebgo et ses compagnons d’infortune. Ce mercredi 13 décembre 2017 à Ouagadougou, les militants de la CCVC et le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) ont battu le pavé pour réclamer justice et vérité sur ce dossier.

Partis de la place de la Nation, en passant par le rond-point des nations unies et la Cathédrale de Ouagadougou, les marcheurs ont rallié leur point de départ pour commémorer ce triste anniversaire. Pour Chrysogone Zougmoré, président du CODMPP, en 1999 une commission d’enquête indépendante avait été mise en place. Cette commission, aux dires de M. Zougmoré, avait investiguée et épinglé des «suspects sérieux» qui venaient tous du défunt Régiment de sécurité présidentielle.

Pour lui donc, les «choses étaient suffisamment claires et si jusqu’à présent justice n’a pas été faite, c’est que quelque part, il y a des gens qui se reprochent quelque chose». Aujourd’hui, poursuit-il, «nous constatons que quand bien même que Blaise Compaoré soit chassé du pouvoir, le dossier traine toujours. Ce qui veut dire que le système Compaoré est toujours bien ancré et c’est ce système qu’il faut travailler à déboulonner en matière de lutte contre l’impunité et les crimes économiques impunis».

Le président du CODMPP pointe aussi un doigt accusateur sur le pouvoir actuel. «Ceux-là qui sont aujourd’hui au pouvoir ont cheminé pratiquement 30 ans durant avec Blaise Compaoré et si les choses n’avancent pas, c’est qu’il y a des complicités qui ne disent pas leur nom aujourd’hui», a-t-il souligné, tout en affirmant leur détermination pour l’aboutissement de la vérité. «Nous ne sommes pas dupes. Bien que le dossier avance, nous restons vigilants et surtout déterminés à faire en sorte que les pistes puissent enfin aboutir», a dit M. Zougmoré.

Geneviève Zongo, l’épouse de Norbert Zongo, a encouragé les marcheurs. Elle dit attendre l’extradition de François Compaoré. «Cela me fais plaisir de voir toute cette mobilisation car, depuis 19 ans, les gens n’ont pas baissé les bras. Nous attendons de voir si François Compaoré sera extradé vers le Burkina afin que la justice fasse son travail car nous avons en tout cas foi en Dieu. Nous remettons tout à Dieu et je pense qu’avec la volonté de Dieu la justice sera faite», s’est-elle prononcée.

Dans le cadre de cette commémoration, les responsables du CODMPP et de la CCVC ont procédé, plutôt dans cette matinée, à un dépôt de gerbes de fleurs sur les tombes de Norbert Zongo et de ses compagnons. Un hommage a été également rendu aux martyrs de l’insurrection populaire d’octobre 2014.

Pour rappel, Norbert Zongo et ses compagnons ont trouvé la mort le 13 décembre 1998 sur la route de Sapouy.

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