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POLITIQUE

Nommés par le président français pour entre autres l’appuyer pour l’élaboration des discours importants prononcés en rapport avec le continent, les membres du Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA) estiment avoir été entendus.

Face à la presse dans la soirée de ce mardi 28 novembre dans un hôtel à Ouagadougou, les membres du CPA ne cachaient pas leur satisfaction après le discours du président français Emmanuel Macron devant les étudiants du Burkina Faso. «J’ai écouté le discours ce matin, et je ne vous cache pas que je ne bouderai pas mon plaisir. Je suis très heureux et très satisfait de voir qu’un certain nombre de choses que nous avons suggérées, voire même recommandées ou sur lesquelles nous avons insisté ont été reprises par le chef de l’Etat dans son discours ce matin, notamment les engagements qu’il a pris vis-à-vis de la jeunesse», s’enorgueillit Jules-Armand Aniambossou, ancien ambassadeur du Benin en France.

De son côté, Liz Gomis, journaliste et réalisatrice française  d’origine Bissau-guinéenne jure: «Je n’ai lu aucun brouillons du discours. Quand je suis arrivée dans la salle j’étais comme vous et j’attendais impatient ce que le président allait dire. Et je dois vous dire qu’au sortir de cette conférence j’ai été agréablement surprise parce qu’il a effectivement écouté toutes nos suggestions. Individuellement, nous avons tous travaillé, chacun dans son coin, par groupe ou ensemble sur un certain nombre de thèmes.Et nous nous sommes tous retrouvés dans le discours. »

Membres du Conseil présidentiel pour l’Afrique mis en place en juillet dernier par le chef de l’Etat français, il sont chargés de le conseiller sur sa politique africaine. Constituée d’une quinzaine de membres, tous bénévoles, le CPA doit rencontrer Emmanuel Macron avant chacun de ses déplacements en Afrique et travailler à l’élaboration des discours importants prononcés en rapport avec le continent. Le discours de politique africaine que le président français a prononcé ce mardi 28 novembre 2017 était donc son «baptême de feu».

Les collaborateurs du président Macron présentent le CPA comme un «Outil de concertation et d’aide à la décision directement rattaché au président» qui devrait «donner un nouveau visage à la relation entre l’Afrique et la France».

«C’est la première fois que vous avez des gens qui ne sortent pas de l’ENA ou de Polytechnique et qui rapportent directement au chef de l’Etat sur les sujets qui leur paraissent importants. Macron attend des gens du CPA qu’ils soient non pas la boussole mais le thermomètre pour mesurer la perception réelle que la France a sur le continent africain. L’autre mission que le président assigne au CPA, c’est d’être une force de proposition», détaille Jules-Armand Aniambossou.

 «Emmanuel Macron attend du CPA qu’il fasse un travail de suivi, être les relais avec toute la jeunesse, les sociétés civiles, les femmes, etc.», ajoute M. Aniambossou.

Et pour s’assurer que les conseils qu’ils donnent au président Macron tiennent bien compte des réalités de l’Afrique, la quinzaine de membres, pour la plupart entrepreneurs, vivent entre l’Europe et l’Afrique. Ils assurent qu’ils mettent tout en œuvre pour ne pas couper le lien avec les réalités du continent qu’ils affirment connaitre.

A l’image de Nomaza Nongqunga Coupez, 36 ans, qui relate avoir «connu l’apartheid et la libération» et qui relate son combat pour s’intégrer dans la société française et pour monter son entreprise, comme pour dire qu’elle est bien ancrée dans le quotidien des africain. «Les réalités des Africains en Afrique, nous les connaissons. Les réalité des Africains en Europe, nous les connaissons aussi», assure cette entrepreneuse sud-africaine.

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