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11-Décembre: "L'occasion de rendre hommage à notre peuple travailleur et de saluer la mémoire des bâtisseurs de notre nation." (Roch Kaboré)
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RDC: Joseph Kabila n'exclut pas de se représenter en 2023 (RFI)
Burkina: l'abbé Théophile Naré nommé nouvel évêque du diocèse de Kaya par le Pape François ce 7 décembre 2018 (Officiel) 
Tchad: huit ans de prison pour l’ex-chef rebelle tchadien Baba Laddé
France: les hausses de taxe sur les carburants «annulées pour l'année 2019»
Vatican: le pape François se rendra aux Emirats arabes unis en février 2019 où il participera à une rencontre inter-religieuse
G5 Sahel: plus de 1 300 milliards de F CFA (2 milliards d'euros) mobilisés pour le financement du programme d’investissements prioritaires

POLITIQUE

Le président de la République française, Emmanuel Macron est à Ouagadougou dans le cadre d’une visite officielle de 72 heures. Après une audience au palais de la présidence du Faso, le président Macron et son homologue du Burkina se sont rendus à l’université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo. Occasion pour le chef l’Etat français de s’adresser à la jeunesse burkinabè et africaine sur sa nouvelle vision de coopération entre l’Afrique et la France.

Le choix de l’université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo n’est pas fortuit, selon Emmanuel Macron. Pour lui, l’endroit est idéal pour s’adresser à la jeunesse africaine. «Je ne suis pas venu ici vous dire quelle est la politique africaine de la France comme d’aucuns le pensent. Parce qu’il n’y a plus de politique africaine de la France». Emmanuel Macron estime qu’il  y a plutôt un continent que la France doit regarder en face. L’histoire «partagée» des deux continents fait dire au président français qu’il est temps de mettre fin aux barrières «artificielles» nées d’analystes politiques.

S’identifiant à une génération qui n’a jamais connu l’Afrique comme un continent colonisé, M. Macron se refuse de toujours revenir sur les mêmes représentations des années antérieures. «Il  y a eu des fautes et des crimes, des combats, de grandes choses et des histoires heureuses. Mais ma conviction est que notre responsabilité n’est pas de rester dans ce passé», soutient le locataire de l’Elysée.

Impressionné par la détermination de la jeunesse burkinabè à défendre au prix de sa vie les acquis de la démocratie et de l’Etat de droit, le président Macron affirme que «le Burkina est un lieu où on ne peut pas tricher, le lieu qui représente les deux visages de l’Afrique, celui de ses formidables opportunités et de ses difficultés». Tout en se refusant de voir en l’Afrique le continent de toutes les crises et de la misère, M. Macron interpelle donc la jeunesse burkinabè voire africaine, à prendre son destin en mains.

L’éducation, priorité absolue
L’éducation sera une priorité absolue dans le nouveau partenariat entre l’Afrique et la France, foi du chef de l’Etat français. «Je suis prêt et disposé à accompagner tous les dirigeants africains qui auront des programmes qui portent l’éducation des jeunes au premier plan», promet Emmanuel Macron.

Parce que pour lui, la jeunesse africaine est une jeunesse de réussite et de conquête. D’ores et déjà, le président français compte mettre en place une politique qui permettra aux Africains qui ont des diplômes français, de bénéficier de visas de longue durée pour leur mobilité entre l’Afrique et la France.

Revoir l’aide publique
Pour le président Macron, la solution pour le développement de l’Afrique ne viendra pas de l’extérieur. Pas plus que du statuquo, ni de vieilles habitudes. Emmanuel Macron avoue que l’aide publique au développement de la France n’est pas efficace, même si elle fait plaisir aux dirigeants africains. Pour  y remédier, il estime que la solution est dans le dialogue entre les chefs d’Etats africains et le Conseil présidentiel pour l’Afrique afin de faire des propositions allant dans le sens des attentes des populations africaines. «La France n’interviendra plus dans les programmes de développement si la jeunesse africaine ne puisse en bénéficier», soutient-il sous les ovations des étudiants.

«La justice française sera favorable à l’extradition de François Compaoré»
Alors même qu’il avait annoncé à l’issue de son audience avec le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, qu’il fera lever le secret de défense sur le dossier Thomas Sankara, Emmanuel Macron affirme devant l’assistance, que la justice française sera favorable sur l’extradition de François Compaoré au Burkina.

Le président français ajoute également que le patrimoine culturel africain doit revenir à l’Afrique. Sur cette question, il promet mettre tout en œuvre pour accompagner les pays africains qui le souhaiteraient à y parvenir. Il entend aussi lancer une saison des cultures africaines en France à compter de 2020 afin de promouvoir le patrimoine culturel africain.
 

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