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Ouagadougou: des assaillants ont été neutralisés ce 22 mai 2018 par les forces de sécurité dans un quartier périphérique de la ville 
Burkina: la Coodination des syndicats du ministère de l'économie et des finances (CS-MEF) empêchée de tenir son piquet de grève (CGT-B)
Mali: au moins douze morts à Boulikessi, près du Burkina Faso (RFI)
Afrique: le Zimbabwe a postulé pour rejoindre le Commonwealth qu’il avait quitté au début des années 2000
Burkina: Human Rights Watch dénonce des meurtres commis par des terroristes et l’armée burkinabè(rapport)
Burkina: un soldat de la GSPR tue sa copine avant de se suicider, une enquête ouverte par la gendarmerie 
Basnéré (Soum) : un catéchiste et son épouse enlevés dimanche 20 mai 2018
Niger: 17 morts lors d’une attaque à Aghay, près de la frontière malienne (RFI)
Hadj 2018: le délai des inscriptions prolongé à la fin du Ramadan (communiqué)

POLITIQUE

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a reçu ce mardi 28 novembre 2017 au palais présidentiel de Kosyam le président français, Emmanuel Macron. Après les honneurs militaires, l’exécution des deux hymnes nationaux, les deux chefs d’Etat ont eu un échange de plus d’une trentaine de minutes. A l’issue de cet entretien, le président français a laissé entendre qu’il s’est engagé à déclassifier  les dossiers classés secrets défense sur l’affaire Thomas Sankara.

Au cours de ce point de presse, Roch Marc Christian Kaboré et son homologue Emmanuel Macron ont répondu sans ambages aux questions des journalistes : de l’affaire Thomas Sankara à l’extradition de François Compaoré en passant par la lutte contre le terrorisme et la question de l’esclavage des migrants noirs en Libye.

L’affaire Thomas Sankara et l’extradition du frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré étaient les sujets les plus attendus. Et sur ces questions, le président Macron a répondu sans langue de bois. Il a annoncé qu’il a pris la décision de déclassifier les dossiers couverts par « le secret de défense nationale » et il appartiendra à la justice de les consulter : « j’ai pris un engagement clair. Ces documents seront déclassifiés pour la justice burkinabè. Elle aura donc accès à tous les documents en ce qui concerne l’affaire Sankara ».

En ce qui concerne, l’extradition de François Compaoré, il indiquera que la justice française est indépendante et c’est à elle que revient la décision de l’extrader. Cependant, il a affirmé qu’il jouera sa part en vue de faciliter son éventuelle extradition vers le Burkina.

Par ailleurs, Emmanuel Macron s’est prononcé sur la question de l’histoire commune entre la France et leurs anciennes métropoles. Pour ce dernier, il faut que l’on sorte du passé pour parler de l’avenir.

« On est dans un pays où la jeunesse est forte. Cette jeunesse n’a jamais connu la colonisation. Il faut qu’elle sorte des représentations des aînés qui ne veulent pas sortir de la colonisation. Ce sont les mêmes qui se tournent derrière la France dès qu’il y a un problème en disant qu’il faut venir nous sécuriser. Ce sont les mêmes journalistes, politiques, qui disent dès qu’il y a un problème en Afrique que pensez-vous de ceci ou de cela comme si nous étions encore une puissance coloniale. Le jour d’après, ils se retournent vers la France en disant que faites vous ici ? Il faut sortir de ce traumatisme du passé donc il faut avoir une relation décomplexée et d’avenir » a indiqué Macron.

Aussi, sur la question de la lutte contre le terrorisme, la France appuiera l’opérationnalisation du G5 Sahel car l’existence de cette force militaire africaine permettra de traquer les terroristes qui ont leur base dans la bande sahélienne et transfrontalière.  Pour lui, il est impératif de passer à la vitesse supérieure. « Je souhaite que les armées africaines soient pleinement maîtres dans la région et maintenir la sécurité collective » a-t-il dit.

Sur le sujet de la traite esclavagiste en Libye, il a déploré cette pratique tout en affirmant que la solution afin de mettre fin à cette traite demeure la stabilisation politique de la Libye. En plus, il a annoncé des mesures à savoir : la protection du droit d’asile à tous les ressortissants africains de la région, l’intensification du travail avec l’organisation internationale pour les migrations afin de favoriser le retour des migrants vers leur pays d’origine.

Pour Roch Marc Christian Kaboré,  les discussions se sont menées dans l’intérêt des deux pays. Education, énergie et sécurité dans le Sahel et au Burkina ont été les domaines d’échanges entre les deux chefs d’Etat.

 

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