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UACO 2017: Les échanges porteront sur les médias sociaux et la formation des opinions en Afrique ( du 16 au 18 novembre)  

POLITIQUE

Déjà trois ans que des fils et filles du "pays des Hommes intègres" sont tombés pour la défense de leur patrie. En ce jour mémorable, une cérémonie officielle d’hommage a été organisée ce 31 octobre 2017, à Ouagadougou par le gouvernement. C’était en présence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, des membres du gouvernement et d’illustres personnalités.


Adama Tamboula est une victime de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Pour lui, ce n’est pas parce que justice n’est pas encore rendue qu’il faut oublier l’acte majeur, celui de rappeler le sacrifice du peuple burkinabè. «Trois ans sans justice c’est trop et nous espérons qu’il y aura justice pour toutes les victimes d’ici là», espère celui-là même qui est chargé de communication de l’Association des blessés de cette insurrection populaire.

Tout comme M. Tamboula, beaucoup de Burkinabè espèrent que justice soit rendue aux martyrs de la république. Qui a tiré? Qui a commandité? Pourquoi et à quelles fins? Autant de questions que se pose Oscibi Johan, artiste musicien et victime. Pour lui, depuis trois ans, ce ne sont que des discours qui sont prononcés par les autorités politico-administratives. «Nous nous demandons si c’est la justice ou le politique qui bloque la manifestation de la vérité. Un pays ne se construit pas dans le mensonge. Nous voulons juste la vérité pour savoir pourquoi avoir tiré sur des manifestants qui avaient les mains nues afin de pardonner et travailler pour la construction de notre pays», a confié l’artiste.

Safiatou Lopez/Zongo, présidente du Cadre de concertation nationale des organisations de la société civile enfonce le clou pour dire que la justice burkinabè est à la solde d’individus qui l’utilise pour se venger. Pour elle donc, ces commémorations ne sont que des folklores.

Mais pour Siméon Sawadogo, ministre de l’Administration territoriale, les débats se mènent au niveau des partis politiques et des organisations de la société civile dans le sens du renforcement de la démocratie. Siméon Sawadogo indique aussi que des activités de prières ont été organisées dans les églises, mosquées et temples pour qu’il y ait la paix au Burkina. «Trois ans ce n’est pas trop parce que le peuple veut la démocratie, la liberté et la justice et c’est pour cela que le gouvernement tient à ces séries d’activités pour que l’ensemble des contributions puissent aboutir à la volonté du peuple», a ajouté le ministre Sawadogo.

Même son de cloche chez le ministre d’Etat, de la sécurité intérieur Simon Compaoré qui espère qu’au prochain anniversaire, le peuple pourra pousser un ouf de soulagement. «Il y a un début, nous n’avons pas encore une réponse de la justice mais nous ne désespérons pas puisque le processus a été entamé. Cette insurrection est un point de départ important pour les jeunes générations qui viendront. Ils verront donc à travers cette journée, la justification de la fermeté du peuple burkinabè. C’est un évènement qui achevé de convaincre plus d’un que plus rien ne sera comme avant», a martelé Simon Compaoré.

Ainsi donc, ce mardi 31 octobre 2017, la nation entière par cette cérémonie de dépôt de gerbes, a rendu hommage à ses valeureux fils et filles, à ses victimes, martyrs et héros nationaux de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et a exprimé sa compassion aux blessés.

Sonnerie aux morts, cérémonial militaire, dépôt de gerbes par le président du Faso, recueillement et hymne nationale ont été le clou de cette cérémonie à la place monument des martyrs de Ouaga 2000.

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