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RDC: les Etats-Unis annoncent des sanctions contre des officiels congolais
Ouagadougou: plus de 200 blogueurs et web-activistes venus d’une quarantaine de pays sont actuellement en sommet du 22 au 23 juin
Burkina: le président du Faso a décidé d'institutionnaliser le Forum national des personnes vivant avec un handicap
Cameroun: 81 policiers et militaires tués dans la crise anglophone (RFI)
Ouagadougou: une Conférence internationale se tiendra les 9 et 10 juillet 2018 sur la mise en œuvre du PNDES 
Niger: la Cour constitutionnelle a déchu l‘opposant Hama Amadou de sa qualité de député (RFI)
Terrorisme: 146 individus activement recherchés par les forces de sécurité et de défense (officiel)
Mali: le ministre de la Défense confirme l'existence de fosses communes dans la région de Nantaka et Kobaka près de Mopti

POLITIQUE

Le général Gilbert Diendéré, cerveau présumé du putsch de septembre 2015 contre les autorités de la transition sais désormais avec précision les charges qui sont retenues contre lui: atteinte à la sûreté de l’Etat, trahison, crime contre l’humanité, actes de terrorisme, complicité de dégradation de biens. Ces charges lui ont été notifiées par la justice militaire ce vendredi 27 octobre 2017.

Gilbert Diendéré sera donc jugé pour «atteinte à la sûreté de l’Etat, trahison, crime contre l’humanité, actes de terrorisme, complicité de dégradation de biens», comme cela lui a été notifié ce jour lors de l’audience de confirmation de charges. Mais à en croire son avocat, le présumé chef des putschistes de septembre 2015 ne veut pas plonger seul. Il soutiendrait en effet que d’autres chefs militaires en place à l’époque auraient donné leur bénédiction au coup de force pour évincer les autorités de la transition et que, par conséquents, ils devraient eux aussi s’assoir sur le banc des accusés.

D'après Gilbert Diendéré, ce sont eux qui ont demandé, après s'être concerté, à ce que la hiérarchie militaire prenne ses responsabilités. C'est ainsi que a patate chaude lui aurait été refilée: «Comme c’était le RSP qui a commencé, ils ont estimé que celui qui les connaissait le mieux n’a qu’à prendre la tête et ils vont le soutenir», explique
son avocat, Me Mathieu Somé.

«Sinon, comment l’hélico a-t-ill été sorti? Il faut que le chef d’état-major signe pour aller chercher le matériel de maintien d’ordre. Si je suis contre je ne signe pas! Quand on a envoyé le matériel, la gendarmerie a signé et a pris sa part, la police a également pris pour elle. Le général a donc demandé à ce qu’ils soient tous inculpés», assure Me Mathieu Somé.

Ces inculpations devraient concerner selon lui la hiérarchie militaire qui participait à une réunion convoquée le 16 septembre 2015 après l’arrestation des responsables de la Transition, à commencer par le chef d’état-major de l’époque, le général Pingrenoma Zagré.

Pour rappel, l'audience de confirmation de charges qui a débuté mercredi doit permettre de confirmer ou infirmer les charges retenues contre les 107 personnes poursuivies par la justice militaire burkinabè pour leur implication présumée dans le coup d’État manqué de septembre 2015, mené par le Régiment de sécurité présidentielle contre les autorités de la Transition.

L'audience va durer plusieurs jours avant la tenue d’un procès qui devrait intervenir  trois mois après la décision de la chambre. Parmi les mis en cause, 61 bénéficient d’une liberté provisoire et 21 sont en détention.

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