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POLITIQUE

La coordination nationale des syndicats de l’éducation entend observer un arrêt de travail de 48 heures en fin de semaine pour exiger la satisfaction de sa plateforme minimale résumée en quatre points. L’information a été ce lundi 23 octobre 2017 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse.

Selon le coordonnateur de la coordination, Windyam Zongo, le système éducatif de notre pays est confronté aux difficultés qui s’amplifient au fil des ans. «On retiendra dans ce sens que la résolution du problème d’infrastructures éducatives adéquates est devenue un serpent de mer et les multiples promesses faites d’année en année n’ont pas conduit à la disparition des abris précaires sous lesquels les activités éducatives se mènent et ce, sur l’ensemble du territoire», a fait savoir M. Zongo.

Pour la coordination, la question des ressources humaines «bien formées pour répondre aux objectifs de l’éducation est loin d’être réglée», tandis que les conditions de vie des acteurs sont plus que «désastreuses». Aux dires du coordonnateur, bien que représentant plus de la moitié des effectifs des agents de la Fonction publique d’Etat, le secteur de l’éducation ne bénéfice que d’environ 17% du budget national.

A ces maux, s’ajoute un problème de pilotage du ministère en charge de l’Education, soulignent les conférenciers du jour. Ils dénoncent, entre autres, les effectifs «démentiels» dans les classes de Ouagadougou et dans la commune rurale de Saaba, l’inaccessibilité de l’école à de nombreux enfants d’âge scolaire d’une manière générale, le faible pouvoir d’achat.

C'est pour dénoncer ces maux que la coordination nationale des syndicats de l’éducation appelle l’ensemble des travailleurs de l’éducation et de la recherche à observer un arrêt de travail les 26 et 27 octobre 2017. Cet arrêt de travail sera ponctué d’une marche suivi de meeting le 26 octobre et d’une conférence publique le lendemain.

La coordination a laissé entendre que le dilatoire dans lequel s’inscrit le gouvernement sur ces questions qui assaillent le monde éducatif et de la recherche traduit une absence de dialogue franc avec les organisations des travailleurs. C’est du reste, ce qui leur a été servi lors de leur rencontre avec leur ministre de tutelle le vendredi 20 octobre dernier.

A noter que la plateforme minimale est résumée en quatre points qui sont: l’adoption d’un statut valorisant des personnels de l’éducation et de la recherche; l’amélioration de l’accès à l’éducation; la revalorisation de la fonction enseignante et l’amélioration des conditions de travail pour une efficacité du système éducatif.

Ylkohanno Somé

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