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Cameroun:  deux militants du RDPC tués, le gouvernement accuse les séparatistes (RFI)
Minefid: le gouvernement va recruter "un personnel d’appoint constitué de retraités et de volontaires" pour suppléer les grévistes
Sport: la Burkinabè Marthe Koala a remporté l’heptathlon au meeting des épreuves combinées de Kladno en République Tchèque
Burkina: plus de 315 000 candidats ont débuté ce lundi 18 juin les épreuves écrites du 1er tour du  BEPC
Ouagadougou: le développement du sport et des loisirs au cœur d’un séminaire international à Ouagadougou du 18 au 20 juin
Colombie: victoire du candidat de droite, Ivan Duque à la présidentielle (RFI)
Inde: le gouvernement annonce la reprise des opérations militaires au Cachemire
Minefid: les syndicats maintiennent leur première semaine de grève du 18 au 22 juin 2018
Nigéria: au moins 31 morts dans des attaques suicide dans le nord-est

POLITIQUE

Dans cette déclaration conjointe, les groupes parlementaires MPP et Burkindlim (majorité) reviennent sur la situation au sein du groupe parlementaire UPC (opposition).

«L’actualité politique nationale est marquée  ces derniers temps par une crise au sein de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC)  qui implique aussi bien le groupe parlementaire, les instances dirigeantes du parti que les militants de base.

Par voie de presse nous avons pris connaissance des causes de cette crise qui diffèrent selon  les protagonistes. Le constat qui est évident c’est que treize (13) députés du groupe parlementaire UPC ont décidé de créer un nouveau groupe dénommé UPC-Renouveau Démocratique (UPC-RD).  

La crise actuelle au sein de l’UPC interpelle les groupes parlementaires de la majorité présidentielle au regard de ses  conséquences sur le climat social.

Sans prendre position, nous  appelons les acteurs de la présente crise à éviter l’amalgame et les accusations sans fondement aucun tendant à voir des mains extérieures à ce qui apparait  aux yeux de tous comme une affaire interne.

A vouloir trop agiter l’étendard du complot avec des sarabandes de déclarations, les tenants  de cette posture risquent fort de passer largement à côté d’une  sortie de crise idoine  parce qu’ayant  posé un diagnostic erroné.

 Nous  rappelons que l’Etat de droit exige le règlement de tout différend par voies légales et pacifiques. C’est pourquoi, nous nous  insurgeons  contre les pratiques rétrogrades  d’intimidation, de menaces, de violences verbales et physiques qui n’honorent ni leurs auteurs ni la classe politique dans son ensemble.

Ces actes sont d’autant plus graves qu’ils sont dirigés contre des députés de la république qui jouissent d’une immunité parlementaire consacrée par la constitution à son article 95 qui stipule : «Aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé en raison des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions».

Ignorer cette disposition aujourd’hui, c’est ouvrir sans nul doute demain la voie à une récidive contre d’autres députés.

En tout état de cause, les groupes parlementaires de la majorité présidentielle réaffirment leur attachement solennel au respect des principes cardinaux  de l’Etat de droit et singulièrement à la liberté de pensées de tous les citoyens.

Nous condamnons par conséquent avec fermeté les actes de violence d’où qu’ils viennent.

Nous appelons à une cessation immédiate des violences à l’égard de nos collègues députés.

Aussi, nous invitons  le gouvernement  à prendre toutes les dispositions pour préserver l’intégrité physique des députés, assurer leur libre circulation sur le territoire national  et sécuriser  leurs biens conformément à la loi.»

Fait à Ouagadougou, le 16 octobre 2017
Le Président du Groupe Parlementaire Burkindlim par Intérim
Député Bénéwendé Stanislas SANKARA


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