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Mali: le Comité International de la Croix-Rouge dresse un bilan préoccupant de la situation humanitaire
Criminalité faunique: deux présumés trafiquants burkinabè interpellés avec des peaux de cinq félins par le ministère de l'environnement

POLITIQUE

Une heure après son arrivée à Genève en Suisse le dimanche 15 octobre 2017, le Président du Faso a rencontré les représentants des ONG et associations suisses intervenant au Burkina Faso. Objectif: rassurer et remobiliser ces partenaires au développement à poursuivre leurs activités au Burkina Faso.

Les représentants de plus de soixante-dix organisations non gouvernementales et associations suisses intervenant au Burkina Faso ont répondu à l’invitation du Président du Faso pour des échanges directs. Ils interviennent dans les 13 régions du pays dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et de l’aide sociale.

Pour ces représentants d’ONG et d’associations, l’initiative de cette rencontre est une marque de considération et une reconnaissance du Président du Faso à leur endroit.

Aussi, ont-ils saisi l’occasion pour évoquer les difficultés qui entravent leurs interventions. Il s’agit de l’obtention du visa qui engendre des frais, de la mise à disposition des enseignants dans les écoles construites par les ONG, des formalités douanières pour le matériel offert au pays. En dehors de ces problèmes particuliers, la question de la sécurité était sur toutes les lèvres car des ONG interviennent dans les régions classées «zones rouges» par certaines chancelleries.

Le Président Roch Marc Christian KABORE s’est montré rassurant sur les questions de sécurité : «Nous mettons tout en œuvre pour relever le défi sécuritaire aussi bien sur le plan national qu’ensemble avec les autres pays de la zone afin de conjuguer nos efforts et de mutualiser nos moyens, y compris au niveau du renseignement». Il a signalé la mise en place de la force conjointe du G5 Sahel pour opposer une riposte militaire au terrorisme.

Mais le combat n’est pas que militaire a-t-il fait remarqué. Il faut accompagner les efforts militaires par des actions de développement. Et c’est dans ce sens que le Programme d’urgence pour le développement du sahel a été mis en route dans le but «d’assurer la satisfaction des besoins fondamentaux des populations tout en créant les conditions structurelles d’un développement durable qui permettra en particulier d’éliminer l’extrême pauvreté, l’analphabétisme, l’ignorance et le chômage des jeunes, terreaux fertiles pour les réseaux de recrutement», a dit le Président du Faso.

Pour les autres questions abordées par les ONG et associations, le chef de l’Etat burkinabè a engagé le gouvernement à mûrir la réflexion afin de trouver avec diligence, des réponses idoines pour permettre aux amis du Burkina de toujours apporter leurs contributions à la lutte contre la pauvreté et pour «l’accès à l’eau potable, à l’éducation, à la santé, à l’assainissement, à l’emploi pour les jeunes et les femmes, à la formation professionnelle, la protection de l’environnement, etc.», a cité le Président Roch Marc Christian KABORE.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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