Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

Annoncé pour le 7 octobre 2017 à la place de la nation de Ouagadougou, le meeting du Cadre d’expression démocratique (CDE) a finalement été annulé par la mairie de Ouagadougou. Ne comprenant pas ce «revirement» de situation alors que la mairie avait accordé l’autorisation pour la tenue dudit meeting, Pascal Zaïda, coordonnateur du CED, menace de traduire la mairie au tribunal administratif.

C’est un Pascal Zaïda très furieux qui était devant la presse ce mercredi 4 octobre. Le coordonnateur du CED dit ne pas comprendre ce revirement de la mairie de Ouagadougou. «La mairie avait autorisé notre meeting et nous avons payé pour que la police nationale vienne sécuriser la manifestation. Nous avons aussi reçu l’accord et les bénédictions des autorités religieuses et coutumières. L’Etat-major des armées a également donné son accord. Et ce n’est que le mardi 3 octobre que la même mairie nous adresse une correspondance pour dit-elle, annulée notre meeting. Je ne peux pas comprendre qu’un maire annule notre meeting alors qu’elle autorise d’autres personnes à manifester», explique M. Zaïda.

Alors que la mairie évoque comme raisons la situation sécuritaire actuelle du pays et des informations qui indiqueraient des risquent d’affrontements, Pascal Zaïda estime qu’il appartient aux forces de sécurité d’assurer le maintien de l’ordre. Pour lui, les mêmes forces de l’ordre qui sécurisent les autres manifestations, devraient être en mesure de le faire pour le meeting de son mouvement. 

Il conclut que c’est parce que «le pouvoir actuel a peur» qu’il agit ainsi. «Comme c'est le pouvoir même qui veut m'attaquer, le pouvoir me verra en face», martèle M. Zaïda. Pascal Zaïda compte par ailleurs poursuivre la mairie de Ouagadougou devant le tribunal administratif pour dit-il, s’expliquer sur «le motif réel» de cette annulation.

Pascal Zaïda compte organiser «vaille que vaille» ce meeting. «La machine est déclenchée et nous iront jusqu’au bout. Le meeting se tiendra le 21 octobre prochain même si je vais mourir pour la liberté d’expression et des individus parce que j’ai dépensé de l’argent pour l’organiser. Il ne reste plus que 160.000 francs CFA sur mon compte bancaire qui contenait pourtant plus de cinq millions de francs CFA. Il appartient donc au maire de faire un communiqué pour l’annulation du meeting», a conclu Pascal Zaïda.