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POLITIQUE

30 septembre 2015-30 septembre 2017, cela fait deux ans que le général Djibril Bassolé est incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction de l’armée (Maca) de Ouagadougou pour son implication présumée dans le putsch manqué de septembre 2015. A l’occasion, ses partisans dont la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) réclament sa libération.


Face à la presse ce 29 septembre 2017 à Ouagadougou, Les responsables de la NAFA réclament la libération et sans condition de Djibrill Bassolé détenu depuis le 29 septembre 2015 à la Maca.  Pour les conférenciers, l’état de santé du général mérite une attention «particulière» au vu des arguments avancés par son médecin traitent. Ils ajoutent d’ailleurs qu’il s’est avéré qu’aucun militant de la NAFA n’est impliqué dans ledit putsch manqué du 15 septembre 2015.  

Mamoudou Dicko, président par intérim de la NAFA, après un bilan bien dressé, tire la conclusion que «c’est donc à tort et à dessein que le parti et ses premiers responsables ont été accusés. De toutes les charges dont on accuse Djibrill Bassolé, la seule  retenue par le juge d’instruction lors du délibéré du 15 juin 2017 est la trahison». Pour sa part, François Bayce, secrétaire général du parti se pose des questions. Notamment « Qui on a trahi, en quoi nous avons trahi et pourquoi on a trahi et comment on a trahi ?».

La NAFA ne croit plus à un procès équitable pour Djibrill Bassolé. D’où la question de François Bayce qui demande ce qu’on recherche sur une tête rasée si ce n’est que cette question politicienne.  Pour le part, la seule raison qui fait qu’on ne veuille pas libérer Djibrill Bassolé est à rechercher dans la volonté de l’empêcher d’être candidat à l’avenir.
Ce même vendredi, des jeunes ont manifesté à Réo pour demander la libération de Djibril Bassolé. Et les conférenciers d’ajouter que « La population du Sanguié a demandé légalement à manifester et le ministre de la justice se lève  de Ouagadougou pour aller parler à la radio locale à Réo pour dire que ceux qui marchent pour réclamer, (que) c’est de l’indiscipline. Mais malgré cela, les gens sont sortis à Réo ». «On était patient parce qu’on croyait que la justice militaire allait dire le droit. Trop, c’est trop maintenant !», a conclu François Bayce.

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