Aujourd'hui,
URGENT
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 
Burkina: le gouvernement et ses partenaires vont injecter 5,2 milliards FCFA dans 12 projets afin de promouvoir l’agriculture contractuelle
Fichier électoral  : le top départ pour l'enrôlement du Centre donné, les équipes d'enrôlement vont officier sur la région du 23 juin au 9 juillet 2020
Burkina: lancement ce 23 juin 2020 des examens franco-arabes du CEP et BEPC. 12 500 candidats concernés par les deux examens.
Covid-19: le grand pèlerinage à la Mecque (Arabie saoudite) aura lieu, mais avec un nombre "très limité" de fidèles. 
Covid-19: le porte-parole du gouvernement, Remi Dandjinou annonce la réouverture prochaine des frontières terrestres et aériennes du Burkina

POLITIQUE

Dans un entretien qu’il a accordé au magazine Jeune Afrique, François Compaoré, frère cadet du chef de l’Etat assure qu’il se mettra à la disposition de la justice Burkinabè s’il obtenait la garantie d’un procès équitable.

Trois ans après avoir quitté le pouvoir sous la pression de la rue, Blaise Compaoré vit à Abidjan. Son influent frère cadet, François Compaoré, vit lui entre Abidjan et Paris. Visé par un mandat d'arrêt international lancé par la justice burkinabè le 5 mai dernier dans l'affaire de l'assassinat en décembre 1998 du journaliste Norbert Zongo, François Compaoré assure qu’il est prêt à répondre, même si, dit-il, ses «avocats ont investigué auprès des autorités de la France et de la Côte d'Ivoire, pays  dans lesquels il réside, et ils n'ont trouvé aucune trace de ce mandat.»

«Le juge d’instruction a prononcé un non-lieu en 2006. S’il y a des éléments nouveaux et que j’obtiens la garantie d’un procès équitable, alors oui, je répondrais à la justice burkinabè», déclare François Compaoré dans Jeune Afrique du 24 au 30 septembre 2017. Il assure que le 13 décembre 1998, jour où Norbert Zongo était assassiné, il a près l'avion le soir pour Paris et que c'est dans la capitale française qu'il a appris le drame. «J'ai aussi appris qu'une certaine rumeur me mettait en cause. J'ai donc couru toute la journée derrière les compagnies aériennes pour pouvoir rentrer rapidement au pays. En vain», précise t-il à Jeune Afrique. 

L’ex conseiller de l’ancien chef de l’Etat affirme par ailleurs que Blaise Compaoré et lui «aurons toujours une place au Burkina Faso». «Mon cœur et une grande partie de ma famille sont au Burkina. Quand le temps sera venu et que les autorités trouveront nécessaire que nous soyons là, nous rentrerons», a affirme t-il.

«Il faut que nous puissions tous participer à la construction de notre pays. J’ai joué un rôle important. Mon frère (Blaise Compaoré) fait partie de la grande Histoire -L ’Histoire d’ailleurs lui rendra justice- et je pense que nous aurons toujours une place au Burkina Faso», peut-on lire dans l'interview.

Des propos qui viennent comme en écho aux sorties de certaines personnalités politiques, qui réclament ces dernières semaines le retour de Blaise Compaoré au Burkina Faso.

François Compaoré a quitté le Burkina avec son ainé, Blaise Compaoré, à la suite d’un soulèvement en octobre 2014. Les manifestants s’opposaient à la modification de la constitution qui devait permettre à Blaise Compaoré, alors au pouvoir depuis 27 ans, de briguer un mandat supplémentaire.


 

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