Aujourd'hui,
URGENT
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Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018
Ouagadougou: une formation tactique entraînera «des explosions bruyantes» le jeudi 15 novembre (ministère de la sécurité)
Sud-ouest: 72 cas de grossesse enregistrés en 2017 dans les écoles primaires et 328 au post primaire
RDC: la nouvelle épidémie Ebola fait 200 morts
Burkina: le pays a reçu  654,373 milliards de FCFA d’aide publique en 2017 (rapport)

POLITIQUE

Porté à la tête de l’Assemblée nationale le 30collaborateur, puis de la victoire, le 29 novembre 2015, de Roch Marc Christian Kaboré à l’élection présidentielle, s’est éteint ce 19 août à Paris.

Né le 9 mai 1957 à Ouahigouya, dans le nord du Burkina Faso, Salifou Diallo a été avant tout un leader dans la lutte syndicale à l’Université de Ouagadougou d’où il a été exclu pour fait de grèves et manifestations dans le cadre de la lutte pour le respect des droits de l’homme. Parti à Dakar au Sénégal poursuivre ses études universitaires en 1982, il revient avec une maîtrise de droit en poche et entame dès 1986 une carrière politique et professionnelle.

De la gestion des administrations publiques à l’analyse politique du fonctionnement des sociétés africaines pour une gouvernance démocratique, Salifou Diallo a occupé des fonctions de haut niveau dans son pays. Titulaire d’un doctorat en droit public international de l’Université de Perpignan, en France, et d’un Diplôme d’études approfondies en droit public international de l’Université Cheick Anta Diop au Sénégal, Salifou Diallo capitalise aujourd’hui 30 années d’expérience professionnelle et politique.
Ambassadeur du Burkina Faso à Vienne, en Autriche, ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques, chargé des relations avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Fonds international pour le développement de l’agriculture (Fida); ministre d’Etat, ministre de l’Environnement et de l’Eau et expert chargé des relations avec le secrétariat exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification; ministre chargé de mission à la présidence de la République, négociateur principal chargé du dossier du conflit touareg au Niger et au Mali; conseiller spécial à la présidence de la République; directeur de cabinet du président de la République et chef de cabinet au ministère de la Justice du Burkina Faso… A chaque niveau de responsabilité, Salifou Diallo s’est toujours distingué par son ardeur au travail, son dévouement, sa détermination et sa culture de résultats probants.

Sur le terrain politique, Salifou Diallo se distingue par sa clairvoyance, son sens pointu de l’organisation et de la planification. C’est un stratège hors pair qui a acquis, par la justesse de ses analyses, une grande notoriété auprès des Burkinabè des villes et des campagnes. Il est vraisemblablement l’un des hommes politiques les plus doués de sa génération.
En effet, ses prises de position retiennent l’attention par leur force réaliste, par l’optimisme qui s’en dégage le plus souvent, mais aussi par la maîtrise des questions politiques. Dans une interview à la presse en juillet 2009, Salifou Diallo tranche: «Pour moi, le meilleur moyen de créer une alternance dans notre pays, dans la paix et la stabilité, c’est de réformer profondément les institutions actuelles, pour approfondir la démocratie en donnant des chances égales à tous les partis politiques. (…) Ma suggestion est d’aller aujourd’hui vers un régime parlementaire, qui nous éviterait une patrimonialisation de l’Etat.»

Fin 2013, Salifou Diallo — ancien secrétaire général adjoint, chargé de l’orientation politique du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, alors au pouvoir) — et ses camarades sont excédés par «les violations répétées des textes fondamentaux du parti, la caporalisation de ses organes et instances, (…)». Un groupe mené par Roch Marc Christian Kaboré, Salifou Diallo, Simon Compaoré et 75 autres pontes du parti présidentiel démissionnent le samedi 4 janvier 2014 et créent, trois semaines après, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), un parti politique d’opposition.

Un parti qui remporte les premières élections post-insurrection, libres, équitables et transparentes du 29 novembre 2015, sous la houlette de Salifou Diallo, alors directeur national de campagne présidentielle et législatives du MPP. Roch Marc Christian Kaboré est en effet élu président du Faso dès le premier tour du scrutin avec 53,46% des voix, tandis que le MPP obtient 55 députés au parlement. Nouveau chef du parlement burkinabè depuis le 30 décembre 2015, Salifou Diallo a entrepris de s’investir dans la construction d’un «parlement dynamique de consensus et de progrès » par l’introduction d’innovations majeures dans l’organisation et le fonctionnement de l’institution.
Expert juriste en droit public international, négociateur en gestion des conflits et stratège politique, le nouveau président de l’Assemblée nationale — qui s’est éteint ce 19 août 2017 à Paris — est un fils du terroir. Adepte de la justice sociale, du progrès et du volontarisme, il misait également sur le social, la culture de la paix et la solidarité entre les peuples.

(Source: Assemblée nationale) décembre 2015, Salifou Diallo, principal artisan de la chute de l’ancien président Blaise Compaoré dont il a été un proche

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