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Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»

POLITIQUE

La Mutuelle panafricaine de gestion des risques, une institution spécialisée de l’Union africaine, a organisé mardi 18 juillet 2017 à Ouagadougou un atelier régional pour dresser le bilan de ces cinq années d’existence.


L’African risk capacity (ARC), créée en 2012, a pour objectif d’aider les pays membres de l’Union africaine à se préparer, à gérer et à répondre en cas de catastrophes naturelles. Elle vise à améliorer les mécanismes actuels de réponses et de protection des populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et à renforcer les capacités des gestions de risques et de catastrophes naturelles. Cinq ans après sa création, ses membres se sont rassemblés afin de dresser le bilan et réfléchir ensemble sur les perspectives d’amélioration du programme, sur le plan institutionnel, mais aussi sur le plan technique.

Selon la Chef des relations avec les gouvernements d’Afrique de l’Ouest et du Centre, Assia Sidibé, l’idée de la création de cette institution est née de la volonté de nos gouvernements peinant parfois à répondre aux catastrophes naturelles qui frappent nos pays. «Et, c’est ainsi que les chefs d’Etats ont décidé, en 2012 à Addis Abeba, de créer l’ARC dont le rôle serait d’aider tous les pays membres à gérer leurs risques catastrophiques», a martelé la chef des relations avec les gouvernements.

L’objectif de cet atelier, a expliqué dame Sidibé, est de réfléchir ensemble après cinq ans d’existence, sur ce qui a été acquis au niveau du programme, comment l’améliorer et quelles orientations prendre pour le futur. Pour elle, cet atelier revêt une importance particulière car, il servira de cadre d’échanges entre les pays d’Afrique occidentale et centrale mais aussi, des pays d’autres régions d’Afrique tels que le Kenya et le Malawi.

Comme acquis engrangés durant ces cinq ans, elle a cité entre autres la mise en place des cadres d’échanges qui ont permis aux pays amis d’avoir des mécanismes de suivi en cas de catastrophes naturelles avant, pendant et après la saison, la mise en place de plans pour la réponse en cas de catastrophes naturelles. Aussi, la mise en place d’une mutuelle d’assurance qui a déjà décaissé 35 millions de dollars qui ont permis d’aider plus de 2 millions de personnes à travers le continent et 900 milles tètes de bétails sauvegardées à travers le continent en trois ans d’activités.

Et pour le secrétaire permanent du dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires, Saley Saidou, cet atelier permettra de mettre en œuvre les améliorations possibles apportées par les différents participants. «Au cours des discussions, les participants verront comment l’Arc prendra en compte les stratégies de programmes de crises alimentaires et catastrophes au niveau des différents pays. Aussi, nous verrons comment au niveau national renforcer le dispositif de l’équipe de l’Arc afin de s’intégrer parfaitement au dispositif du programme de lutte contre les crises alimentaires. Et, à la fin, des recommandations seront prises à l’endroit de ces discussions» a expliqué M. Saley.

Du côté de la représentante du ministre en charge de l’Agriculture, Bénédicta Ouédraogo, l’Arc est la seule solution africaine continentale prenant en charge les risques de catastrophes naturelles. «Il s’agit pour nous les Africains de mieux affronter le défi que représentent les changements climatiques, les catastrophes naturelles et la sécurité alimentaire des populations, notamment les plus vulnérables» a-t-elle conclu.

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